Le train roule et me fait tanguer alors que je pense, mes écouteurs enfoncés dans les oreilles. Pourquoi au juste c'est de la musique triste qui joue, je n'arrives pas trop à me l'expliquer, mais ça semble être la bonne chose. De manière assez troublante, les larmes me viennent aux yeux. Un souvenir déferle, accrochant de surcroît un sourire niais à mes lèvres humides.
Je regarde par la fenêtre, espérant que ça me change les idées. Je pense que mon visage bouffi se réfletant dans la fenêtre du train ferait une bonne scène digne d'hollywood. Je mets mes lunettes pour camoufler les larmes roulant sur mes joues, mais rien ne peut me faire oublier ma lourdeur. Ce sentiment qui, si souvent au cours des derniers mois, me fais vouloir m'époumoner en criant, ce sentiment qui me demande de revenir vers vous et de ne plus jamais repartir...
Assise dans le train qui m'amène vers mon destin, je ne peux pas m'empêcher de me dire: Et si...
Et ces deux petits mots englobent la totalité de mes soucis, l'entièreté des gens que je sais aimer.
Et si quelque chose arrivait à ma mère ou à mon père, leur aurais-je assez dit que je les aime?
Et si un de mes amis disparaissait, regreterais-je de n'avoir pas assez profité de sa présence?
Et si mes grands-parents tombaient malades, aurais-je profité de leur vitalité pour mieux partager avec eux?
Et si j'étais resté, en serait-on là ?
Et de manière systématique, je répond non. Au cours de mes réflexions, je n'arrive jamais à trouver une finalité à toutes ces choses. Il n'y a aucun moyen de bien faire les choses, de m'assurer que les gens savent combien je les apprécie. Je sais que je ne dis pas assez je t'aime, et j'aimerais que les gens captent ce que je ne peux pas dire... mais ça ne fonctionne pas comme ça.
L'amour que je porte à tout ces gens me fait peur parce qu'il est tellement futile. Je crains sa momentanéité, sa volatilité, et surtout, j'exècre le fait que dans tous les cas, je ne détiens même pas la moitié de sa vérité. Comment donc mettre en mot ce qui ne réussit à se manifester que dans un train européen, derrière des lunettes fumées et avec de la musique triste?
Je ne crierai pas. Je ne reviendrai pas. Je ne me prometterai pas de ne plus jamais repartir.
En chemin vers mon destin, je m'avoue vaincue par mes sentiments. Je vous aime, ma peur est de vous perdre et ma peine est de ne pas vous dire assez souvent à quel point vous comptez pour moi.
30 août 2007
le train
scribouillé par
helene..
Libellés :
nostalgie
3
apostilles
28 août 2007
Départ imminent
Autant mon départ il y a 4 mois me déprimait et m'affolait quelque peu, que mon départ demain soir me soulage. Ces quatre derniers mois m'ont poussé dans mes derniers retranchements et mes nerfs sont à vif. Les heures s'égrainent et s'étirent, semblant vouloir me séparer encore plus de cette nouvelle étape...
91 jours de travail, 595 heures de travail, 109 visites de plage plus tard, je suis décidément prête à quitter la Normandie et à laisser cette partie de ma vie derrière moi.
Prochain arrêt, Den Haag!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France
0
apostilles
16 août 2007
VACANCES!!!!!
C'est une fille presque relaxée qui vous écrit. Mes parents arrivent demain soir, et après trois mois séparant mes deux vacances, je pars vers la Bretagne! Au programme, Nantes, St-Malo et le Mont-Saint-Michel! Bon vin, bonne bouffe, mais surtout, bonne compagnie!
J'ai hâte de les retrouver, ils vont me changer les idées. Je crois que ma mère va se mériter le calin le plus long de sa vie demain à son entrée au musée et je ne la lâcherai pas de ces quatre jours!
Mais, qu'avez-vous fait de ma petite fille, sortez de ce corps!
Ciao!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France
2
apostilles
15 août 2007
Aakey
Avez vous déjà remarqué que le dictionnaire de synonyme de Word semble parfois avoir un esprit retord?
Un exemple: le mot pitoyable a dans ses synonymes le mot Aakey. Pas aakey en minuscule comme tout autre adjectif respectable. Aakey, avec un grand A, comme une personne qui pourrait s'appeler Aakey. En plus, ce mot revient souvent dans le dictionnaire, un peu comme un bog éternel. Le créateur du dictionnaire avait-il une dent contre ce mec, Aakey? Est-ce une blague entre les geeks qui ont fait ce logiciel?
scribouillé par
helene..
1 apostilles
14 août 2007
Dis moi ton pays...
Quand on travaille dans un musée comme le nôtre, on finit par avoir assez d'expériences nombreuses et répétées avec certaines nationalités pour pouvoir faire un billet intéressant. En effet, après presque quatre mois, non seulement on arrive souvent à déceler avant qu'ils parlent de quels pays nos visiteurs viennent, mais on sait aussi comment nos conversations risquent de se dérouler! Voici donc un résumé grossier et cru (et stéréotypé, faut pas le nier) d'une conversation tipique de musée!
Hollandais
Les plus aisément reconnaissables. Souvent un couple appareillé, si ce n'est vestimentairement, au moins dans la coupe de cheveux. Grands, cheveux gris autant pour les hommes que les femmes, ou d'un cendré très doux. Souvent un visage assez carré, très mince et en santé. Facilement identifiables à leur accent fort et prononcé en anglais.
- Sympathique guide bilingue canadien : Bonjour, Hello!
- Hollandais, souriant et optimiste: Deutsch?
- Sorry, no Deutsch. Français, English?
- Ya! English!
(Ils parlent tous, tous, tous anglais et ils sont tous, tous, tous contents)
Espagnols
Peuvent facilement être mépris pour des Italiens.
- Sympathique guide bilingue canadien : Bonjour, Hello!
- Espagnol, dérouté et perdu, regardant son/sa copain/copine pour de l'aide: Yes, bonjour, dos.. ticketesss?
- Yes.
- Alli! Esto no fue tan difficil.
- Ah, ustedes hablan espanol?
- Si! Estupendo! De donde es usted? Y que hace aqui? blablabla (espanol).
(Et je deviens la personne la plus appréciée de la journée).
Italiens
Ils entrent dans le centre, avec sur le visage un mélange de sentiment de contrôle et de désintérêt total.
- Sympathique guide bilingue canadien : Bonjour, Hello!
- Italien, d'une voix forte, portante et convaincue: Italian!
- Désolé, français, english, espagnol?
- ITALIAN!
(oui, j'le sais fatiguant, mais t'as pas remarqué que c'était pas dans mes options?)
Le pire, c'est que la plupart du temps, ils ne parlent pas un traitre mot Ni de français, NI d'anglais. Sweet. Lorsqu'ils ont la chance de tomber sur la petite helene qui parle très bien italien, ils n'ont même pas l'air d'apprécier l'effort linguistique. Re-Sweet.
Voir aussi le récent commentaire de Anne sur les Italiens, qui a incité ce billet de ma part.
Allemands
Ils entrent, attendent leur tour, sont patients mais pas très souriants. En fait, mes collègues et moi sommes d'accord pour dire qu'outre leurs coupes de cheveux parfois discutables et l'aspect froid de cette vente de billet comme premier contact, on a rien à raconter sur les Allemands.
Canadiens-anglais
- Sympathique guide bilingue canadien : Bonjour, Hello!
- Hey! English! Just as back home! How are you doing?
- Good! Where are you from?
- Canada!
(Doh! ça, je l'avais déviné.)
Il y aussi des variations:
- Is this free for Canadians?
ou
- Any Tim Hortons around?
ou
- Do you take canadian dollars?
Canadiens-français
- Sympathique guide bilingue canadien : Bonjour, Hello!
- Bonjour.
- Voulez-vous visiter le musée?
- T'as un accent toi?
- Ben.. vous aussi! Vous venez de quel coin?
- (ville).
- Super! Je viens de montréal, mais j'ai déjà habité/traversé/visité votre ville!
- Ah.
(fin.)
Americains
- Sympathique guide bilingue canadien : Bonjour, Hello!
- So, what is this?
ou
- Do you speak american?
ou
- So what is this in Miles/american dollar?
Brittannique
- Sympathique guide bilingue canadien : Bonjour, Hello!
- Brittanique, très poli, presque gêné: Parlezz-vouzz anglezz?
- Yes!
- Oh! Thanks god! We've been trying to get around with the 3 words we know in French and it's not working too nicely...
Et le Français
Ah ce grand classique qu'est la Français dans le musée. Je pourrais vous en parler pendant des heures, mais je vous réfère à mes billets précédents pour des histoires de chiens, d'autochtones et d'amerindiens, et ici et ici pour des histoires linguistiques.
En général, le Français classique fera un commentaire sur notre accent dès nos premiers mots, mais on peut aussi parfois s'attendre à ce qu'il face des blagues de mauvais goût en tentant d'imiter notre accent, sans s'apercevoir que c'est insultant. Parfois il nous regarde sans comprendre un traître mot de notre accent, parfois encore il boit nos paroles avec bonheur. Dans la malchance, le Français essaiera de refaire notre apprentissage linguistique en nous reprenant sur des mots prononcés différemment.
Le dimanche, le Français vient visiter le hall. Outre l'inévitable commentaire sur l'accent, ils sont souvent très sympathiques, surtout les familles.
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité
3
apostilles
12 août 2007
Paris en solitaire
J'ai mentionné rapidement être allée à Paris il y a quelques temps et il a tellement, et enfin, fait beau depuis que mes soirées ont été occupées à la plage et non à vous relater ces deux rapides jours en solitaire à visiter la Ville-Lumière!
Ma première visite à Paris remonte à 2003, où un 24 heures en transit vers Bordeaux pour aller voir le frère de Patrice, Gilles, m'avait permis de rapidement marcher à travers la ville. Mon constat de l'époque était que Paris était décidément une ville à visiter avec un ami, un copain, bref, quelqu'un.
Bien qu'étant allée à Paris à mon arrivée, puis avec Ben, je n'avais pas encore fait le parcours touristique de la ville. Pour ce périple parisien, j'opte d'abord pour le minimalisme, apportant un seul et minuscule sac avec moi, contenant un roman, mon journal, mon portefeuille, ma caméra et mon pyjama.Comme premier arrêt, je tente d'aller au Louvres, mais comme ce fabuleux musée est fermé le mardi, j'utilise mon avant-midi pour marcher vers la tour Eiffel et vers les Champs Élysées. Passant devant un musée nouveau genre qui, je m'en souvenais, n'y était pas en 2003, j'effectue la visite du musée du Quai de Branly, un musée d'anthropologie sur l'art. Puis, je déambule quelques heures dans Paris. Je me rends ensuite à Montmartre et au Sacré-coeur, et je passerai deux heures à écouter un artiste de rue populaire très sympathique! Je me gâte ensuite à aller manger de l'indien délicieux comme souper.
Le lendemain, je m'attaque au Louvres. Bien que très intéressant et grand, je ne peux pas dire avoir été impressionnée par ce classique de l'art. Beaucoup trop de touristes compactés à l'intérieur des salles d'exposition, de nombreux étant d'ailleurs insupportable (je me souviens précisément des coudes d'une vieille dame qui tentait de me dépasser dans une ligne d'attente). Tentant d'apercevoir la fameuse Joconde, j'ai suffoquée, paniquée à l'idée de me mettre dans cette foule beaucoup trop exiguë pour ce que je pouvais tolérer. Je me suis dirigée vers la sortie, refusant de me prêter encore plus longtemps à ce ridicule jeu touristique. Je suis finalement bien déçue et très heureuse de ma visite au musée du Quai de Branly.
Avant de quitter Paris, j'ai bien sûr fait un peu de magasinage près de la gare Saint-Lazare, et je me suis payé un deuxième repas impossible à trouver à Courseulles, du chinois! Bref, un beau weekend en solitaire qui m'a pour une deuxième fois, laissé l'impression que Paris, c'est mieux à deux!
Je devais revenir à Courseulles dans la fin de journée puisqu'on se payait des cours de char à voile! C'est un petit char qu'on dirige avec les pieds, contrôlant la vitesse avec une voile tendue au dessus de nos têtes. L'école de voile, qui est située juste à côté du centre Juno Beach, nous avait octroyé une séance à moitié prix sous mon initiative (ça vous surprend?). C'était vraiment trippant, la vitesse, le contrôle, les tournants sur deux roues! Wow! Le cours a fini et on avait l'impression de venir de commencer!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
photo
1 apostilles
10 août 2007
Pardon?
On écoutait la télévision, un espèce de show mettant en vedette des enfants. L'animateur demande à une fillette ce qu'elle veut faire dans la vie.
- J'aimerais être maîtresse!
- (en pointant la salle) Il y en a justement plein qui ont réussi dans la salle!
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité,
France
2
apostilles
9 août 2007
Quand on va en hollande...
J'ai reçu une invitation à prendre part dès mon arrivée en Hollande à une fin de semaine pour les étudiants d'échange sur une île hollandaise.
Jusqu'à présent, la Hollande pour moi c'était surtout les grandes villes ultra-peuplées, les éoliennes, le niveau de l'eau sous la mer et les risques d'inondation, les bicyclettes, les tulipes..
L'invitation mentionnait:
The only thing you have to pay for is you own drug desire - sorry but from our experience it would go beyong the scope of our budget!
C'est à ce moment là que je me suis souvenue que ce pays était surtout reconnu pour ce qu'il a légalisé. Comme c'est tout, sauf ça, qui m'a poussé à aller en Hollande, je m'explique bien ma perte de mémoire!
scribouillé par
helene..
Libellés :
Netherlands
4
apostilles
3 août 2007
Doublé
Marchant vers la maison, ma tolérance face aux différences séparant nos deux cultures a été rûdement mise à dure.
Une petite famille marche, Garçon d'environ 3 ans à la main et petits chiens en laisse. Par accident, Garçon donne un coup de pied à un des chiens, qui se met à hurler et à glapir. La mère regarde en alternance le chien qui hurle, Garçon qui ne comprend pas, puis de retour au chien qui hurle de plus belle, et sans hésiter, elle donne une taloche à Garçon qui, éberlué, comprend encore moins ce qui lui fait mériter cette baffe.
La mère regarde le chien de nouveau, puis Garçon et lui dit: Ben ça fera déjà ça.
Je suis déjà à quelques pas d'eux, et tellement offusquée que Garçon ait reçu une baffe alors que c'était un pur accident, je me mets à sacrer. Le temps de me retourner de nouveau, et je vois le père administrer deux coups de pied au cul de Garçon!
Le pire, c'est que je me demande encore ce que les parents auraient fait si Garçon avait malencontreusement frappé un autre enfant. J'ai malheureusement l'impression, peut-être avec beaucoup de mauvaise foi, je l'avoue, que Garçon est passé après le bien-être des chiens.
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité,
France
0
apostilles
1 août 2007
Des bonnes nouvelles
Après un super weekend passé à Paris en solitaire, je reviens ce soir à Courseulles pour avoir de super nouvelles Internet.
Mes parents préparent notre voyage, ils arrivent dans deux semaines et demies et viennent passer 5 jours avec moi. Le fait que nos destinations se fixent par le biais du patient travail d'épluchage touristique de Lise et Patrice concrétise le tout et me permet d'attendre patiemment ces vacances, bien méritées.
J'avais aussi un sympathique courriel d'un collègue du Saint-Siège, mon emploi québécois, me révélant toutes les histoires croustillantes de cette antre suprème du potin corporatif, histoire de me faire patienter jusqu'à mon retour en janvier.
Mais la meilleure nouvelle de toutes, provenaient de La Haye. J'ai reçu les informations relatives à mon arrivée, mais surtout à mon logement! J'avoue que le fait de ne rien avoir à dire sur la localisation de mon appartement ne m'enchantait pas, mais j'ai été plus que gâtée! J'habiterai à très exactement 0.9km (merci googlemaps) de mon université, en plein centre-ville! C'est en fait 0,3 km de moins que la distance séparant le 1937 Panet de l'UQAM! Et encore mieux pour les quelques uns parmi vous qui ont toujours rêvé de visiter La Haye, je resterai à 1,1 km de la gare de train!
Bref, ça fait ma fin de journée sans bon sang!
scribouillé par
helene..
2
apostilles
29 juill. 2007
1 mois
Plus qu'un petit mois et la France est terminée. Je commence vraiment à avoir hâte de quitter pour de nombreuses raisons, que je vous expliquerai un jour, mais pas tout de suite. Vivement la Hollande, ses fleurs, ses vélos et une chambre pour hélène.
ps: Harry Potter, terminé en 40 heures. wow.
scribouillé par
helene..
Libellés :
France
2
apostilles
23 juill. 2007
Et je ne suis pas la seule..
Puisque 8,3 exemplaires de Harry Potter and the Deathly Hallows se sont vendus en 24h aux Etats-Unis seulement. Les ventes du dernier tome de la série ont rapportés des revenus 3 fois plus grand que le dernier film d'Harry Potter.
Un des choses qui me fait le plus plaisir avec Harry, c'est que les enfants aient redécouvert les plaisirs de la lecture. On parle de gamins d'une dizaine d'années qui sont capables de lire une série de 7 livres cumulants des milliers de pages, et qui préfèrent la version écrite à la version cinématographique! Bravo JK Rowlings.
scribouillé par
helene..
1 apostilles
Harrymania
J'avoue. Je suis une grande fan d'Harry Potter. Je les ai lus au moins 6 fois ( je n'ai pas une très bonne mémoire et je suis toujours aussi heureuse de les relire), en français, anglais et même un en espagnol. Verdict: si vous parlez assez anglais, ils sont définitivement meilleurs en anglais.
Je suis pas une fan dans le style collection, posters, gadgets et gugusses, je suis juste complètement embarquée dans l'histoire. Je suis les aventures de Harry depuis presque 10 ans maintenant et je veux, je dois savoir ce qui va arriver. Et le dernier tome de cette série de 7 sortait samedi.
Quelques semaines avant mon arrivée, j'ai vérifié sur Internet si nous avions à Courseulles une librairie. Puis, je suis allée les voir pour passer une commande dès la première semaine. Comme elle ne trouvait pas le livre dans le système, j'y suis retournée à tous les deux ou trois semaines. Il y a deux semaines, elle m'a dit que son patron irait le chercher à Caen et que je l'aurais le lendemain. Par contre, lorsqu'il est sortit samedi, on m'a dit que je ne l'aurai pas avant mercredi!!!
Pour quelqu'un comme moi, c'est horriblement long! Il y a 4 ans, j'étais en Suisse et en Allemagne lorsque le cinquième livre est sorti. Je ne voulais pas l'acheter puisqu'il m'attendait au Québec, mais pendant une semaine, j'ai naviguée de librairie en boutiques pour lire quelques pages et à mon arrivée au Québec, j'avais lu un cinquième du livre..
Bref, je suis retournée à la librairie ce matin et la dame avec qui je fais affaire depuis 2 mois et qui sait parfaitement comment je tiens à cette lecture m'a confirmé que je l'aurais demain soir. Parfait timing donc, je tombe en congé pour 2 jours et vais pouvoir passer à travers. Je ne vous reverrai donc pas avant quelques jours, mais ce sera une hélène libérée de ce poids littéraire qui vous reviendra!
scribouillé par
helene..
0
apostilles
21 juill. 2007
Vimy et Beaumont-Hamel
Lundi soir, Hélène et moi prenons le bus pour aller à Caen récupérer notre voiture de location. Direction le Nord-Pas-de-Calais, plus précisément Arras, demeure de nos amis les guides de Vimy.
Après près de quatre heures de route, nous arrivons à Arras mais nous perdons dans la ville une bonne demi-heure. Une dizaine des guides nous attendent à la maison de Saint-Aubert. Après quelques verres, on continue la soirée à un bar lounge avec sympathiques Mojitos, puis retour à la maison et dodo dans les sofas.
La maison de Saint-Aubert est vraiment... ce que j'aurais aimé avoir pendant mon été. Trois étages, de grands espaces communs, de la lumière, en fait beaucoup de lumière, 5 chambres pour 8 personnes, une baignoire (!), mais surtout, ils vivent en plein centre d'Arras, à 10 minutes à pied de la station de train, à 5o minutes en TGV de Paris et de Bruxelles. Étant une grande fille de la ville, c'est décidément ce qui me manque cet été, surtout que la température ne nous permet pas trop de profiter de la plage. Ainsi, me retrouver pour deux jours dans cette maison idéale m'a foutu les jetons pour le reste de l'été. Notre maison à nous est froide, sombre et beaucoup trop petite. Vivre à 4 dans une chambre, c'est vraiment pas jojo. On est JAMAIS seules et c'est très difficile pour le moral.
Bref, après une crise de jalousie sur la maison, je m'en suis partiellement remise. Le lendemain, nous visitons les monuments à la Première guerre entretenus par le gouvernement canadien à Vimy et Beaumont-Hamel. En avril de cette année se tenaient les célébrations du 90eme anniversaire de la bataille de la crète de Vimy et vous en avez surement tous entendu parler, non pas pour les célébrations elles-mêmes mais bien pour les fautes de français trouvées sur les panneaux du centre d'interprétation.
La bataille de Vimy est une grande victoire canadienne de la Grande guerre et la France a donné une parcelle de terre au Canada qui y a installé un immense monument à ses morts. Le monument a été rénové au cours des dernières années puisque la pierre utilisée, la pierre de Seget ou Limestone en anglais, libère une suif grisâtre qui empêchait de lire les noms des soldats gravés sur la monument.
C'est un lieu très important et surtout assez impressionant. Greg nous a fait une très bonne visite des tunnels se trouvant sur le terrain de Vimy. La Grande guerre était bien sûr une guerre de tranchées, mais aussi de tunnels. Les béligérants creusaient des tunnels les uns sous les autres, disposant des tonnes d'explosifs sous un tunnel ennemi pour ensuite les faire exploser. Les conditions de vie étaient exécrables: une humidité constante, une température ambiente entre 10 et 15 C, un éclairage désuet, principalement à la chandelle, de la boue jusqu'au genoux et des rats de la grosseur d'un chat, de par les énormes quantités de cadavres se trouvant dans les champs de batailles.Nous sommes ensuite allés à Beaumont-Hamel, qui est un monument radicalement différent. C'est une des derniers endroits en Europe où les tranchées de la Grande guerre sont restées intactes, de part et d'autres. Puis, il ne fait pas état d'une victoire canadienne, mais bien d'une des plus grandes défaites de l'armée canadienne.
Le matin du 1er juillet 1916, le Premier bataillon Terre-Neuvien prend d'assaut le champ de bataille de la Somme. Des tirs d'artillerie devaient détruire les fils barbelés disposés sur le terrain, mais sans succès. Des brèches ont été crées en coupant certains barbelé pour permettre aux hommes de passer. Par contre, les deux régiments à avoir tenté d'atteindre la première ligne de tranchée ont été décimés sans réussir leurs objectifs. Comme les brèches dans les barbelés sont faits en zig-zag, les hommes sont forcés à s'engager dans ce goulot d'étranglement, indiquant aux Allemands où ils peuvent concentrer leurs tirs pour atteindre tous les soldats.
Les Terre-Neuviens sortent des tranchées en colonnes, baillonnettes au canon, attendant 40 pas avant de laisser une autre colonne avancer. Ils sont les seuls à se déplacer sur le terrain, et les Allemands ont une vue dominante du terrain et n'hésitent donc pas à utiliser leur mitraillette sur le régiment. Sur les 780 hommes du bataillon prenant part à ce premier jour de bataille sur la Somme, seuls 68 répondront à l'appel le lendemain. La plupart des soldats tués l'auront été en une demi-heure de bataille. Cette même journée restera marquée comme étant la plus meutrière de l'histoire militaire britannique, avec 57 470 pertes, incluant 19 240 morts. Le Canada étant à l'époque une colonie britannique, ses pertes sont évidemment ajoutées à celles de l'armée britannique.
Après cette visite très émotive menée par le Cape-Bretonnien John, on tente l'impossible et essayons d'atteindre Ypres en Belgique, pour écouter le Last Post au Menin Gate. Alors qu'on était dans les temps, nous restons pris dans le traffic. Arrivés à Ypres, Hélène et Félix, un gatinois à qui on donnait un lift, réussissent à écouter le Last Post. Sarah et moi cherchons par contre du stationnement et n'arrivons que pour écouter les dernières 3 notes. On en profite pour prendre une p'tite bière et hop, de retour à Arras pour un dîner tardif (23hoo) avec les autres guides.
Le lendemain, Michel et Manisha se joignent à nous pour notre retour vers la Normandie. On avait ambitionné et on prévoyait l'itinéraire suivant: Brugges (Belgique), Dunkerque, Calais, Dieppe, Étretat, Honfleur. Dès le départ, on s'est aperçu que ça ne marchait pas, surtout comme il nous fallait être de retour pour 18hoo pour la voiture de location. Après avoir laissé tombé les trois premiers objectifs, nous avons décidé d'aller vers la côte, à Berck-Plage. Mais nous nous sommes perdus après avoir raté une sortie et nous avons fait moins de 100 km en trois heures de route via des petits chemins et détours.
Bref, au fil de la journée, nos arrêts se sont évaporés et nous avons réussi à voir Berck-Plage et Honfleur. Point. Mais ce fut très plaisant comme road-trip et en très bonne compagnie. À notre retour à Caen, hélène et moi avions rendez-vous avec melanie et katya pour une soirée de filles. Suchis et salsas étaient au menu et cette soirée termina agréablement notre escapade!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
histoire,
photo
0
apostilles
20 juill. 2007
Sans commentaire
Helene la guide: Alors, pensez-vous que les Alliés ont fait l'invasion à marée haute ou à marée basse?
P'tite dame: A marée basse.
Helene la guide, sachant que les gens ont parfois des explications bizarres, mais surtout erronées à cette question: Et pourquoi?
P'tite dame, bien savante: Il y a moins d'eau!
scribouillé par
helene..
Libellés :
anecdote
5
apostilles
15 juill. 2007
Dieppe - deuxième partie
voir Dieppe - première partie.
0445
Aux petites heures du matin, 6000 soldats prennent d'assaut les plages de Dieppe. 5000 parmi eux sont des soldats canadiens, aidés de 1000 britanniques, de 50 troopers américains et de 20 français du commando Kieffer. Parmi les régiments canadiens se trouvent entre autres le Black Watch de Montréal, les Fusiliers Mont-Royal et le Royal Régiment of Canada, de Québec.
Les péniches de débarquement approchent de la plage, et certaines rencontrent par hasard une patrouille allemande. L'échange de feux s'ensuivant sonne l'alerte dans les positions de défenses allemandes se trouvant près de l'altercation. L'effet de surprise est perdu et les Alliés doivent composer rapidement. À l'approche de la plage, les péniches de débarquement doivent traverser un écran de fumée, servant à les camoufler lors de l'approche. It was only when you got to the beach and came out of the smoke... that you realised you had landed in Hell. Soldat Jack Poolton.
Sur la plage, les soldats tentent aussi bien que mal d'atteindre un endroit sûr pour se cacher. Le feu allemand pilonne les péniches de débarquement et la première vague de débarquement subi des pertes énormes. La plupart des hommes n'auront même pas le temps de répliquer avant d'être tués ou blessés. Le feu ennemi est tellement nourri que certains soldats du Royal Regiment of Canada refusent carrément de quitter la péniche de débarquement à la vue du sort réservés à leurs amis sur la plage. Les officiers de la Marine les forçeront à prendre part au combat à la pointe de leurs fusils. Dans certaines péniches de débarquement, les hommes sont pilonnés et abattus avant même de sortir, et leurs corps s'empilent sur la porte de la péniche.
"On no other front have I witnessed such carnage. It was brutal and terrible and shocked you almost to insensibility to see the piles of dead and feel the hopelessness of the attack at this point." (Dieppe 1942)
Sous le coup de la peur, certains conducteurs de péniches délaissent leurs soldats dans plusieurs pieds d'eau, forçant souvent les soldats à sauter de la péniche en retraite. Pateaugeant dans l'eau, les hommes doivent rapidement prendre refuge. Les soigneurs n'ont pas le temps de recoudre les blessés que de nouvelles balles atteingnent ces derniers.
0535
le raid dure depuis presque une heure. L'écran de fumée cache encore la bataille et les officiers n'ont aucune idée de ce qui se passe sur les plages de Dieppe. Ne recevant pas le signal convenu pour lancer les troupes de renforcement, certains officiers prennent la décision de lancer les deuxièmes et troisièmes vagues d'assaut. Ces dernières se jetteront dans la gueule du loup, les péniches n'ayant pas encore atteint la plage et la plupart des soldats étant atteints par les tirs ennemis.
"I'll always remember seeing all these dead men lying at the edge of the water. The tide was washing up and going out and the water was bloody red. Bodies were rolling in and out with the tide and the Germans were firing at them all day long because they thought they were alive." (Dieppe 1942)
À la demande des troupes massées sur la plage, les destroyeurs effectuent des tirs en direction des bunkers allemands. Malheureusement, ces tirs atteignent pour la plupart les collines sous lesquelles les soldats prennent rempart, égrennant la roche qui s'affaise sur les soldats. Le massacre de Dieppe suit son court.
Des problèmes de communication feront en sorte qu'aucune nouvelle du massacre n'atteindra le commandement allié avant 0700, avec une demande d'évacuation massive des troupes du secteur Blue. À 0830, ce qui reste du Royal Regiment se rend à l'ennemi.
0605
Devant la ville, les tanks Churchill prennent d'assaut la plage. Cependant, dès que les tanks manoeuvrent pour avancer, les galets de la plage se prennent dans leurs chenillettes et les cassent, laissant les blindés sans défense. Détectés, les tanks seront immobilisés et détruits les uns après les autres par l'artillerie allemande. Les troupes d'infanterie devront procéder sans le support des blindés.
Le peu d'hommes qui réussissent à atteindre la ville doivent réussir à pénétrer malgré les blocs qui bloquent l'entrée de la ville, tout en subissant le feu des tireurs allemands. Le commandement allié reçoit à ce moment le message suivant: "Essex Scottish across the beach and in houses". L'une des pires erreurs militaires de la Seconde guerre sera causée par la réception de ce message optimiste, alors que le commandement allié lançe le régiment de réserve, les Fusiliers Mont-Royal, à l'assaut de Dieppe.
0845
La bataille perdure dans le secteur Green, près de Pourville. Pourtant, les tanks qui devaient supporter les Camerons Highlanders ne sont jamais arrivés, la plupart ayant été débarqués à quelques kilomètres du lieu prévu. Les hommes combattent avec leurs fusils et leurs mitraillettes et sentent que la fin approchent. À 1000, l'ordre d'évacuation est lancé et à 10h50, l'évacuation générale est mise en branle.
1100
Bien que plusieurs ordres d'évacuation aient été donnés auparavant, les péniches n'arrivent pas à approcher de la plage assez pour permettre l'évacuation des soldats et des blessés. Pourtant, le plan initial d'évacuation prévoyait que les bateaux reviendraient chercher les soldats et les tanks. Le peu de flexibilité de ce plan allait certainement contribuer au désastre qui s'ensuivrait.
Les quelques barges ayant atteint la plage repartent non pas remplies de blessés tel que prévu, mais remplie à ras-bord de soldats tentant désespérément de fuir cet enfer. Du haut des falaises, les Allemands tirent sur ces péniches, tuant une bonne part d'hommes et coulant certains bateaux. Certains soldats se lancent à l'eau et tentent de rejoindre les bateaux à la nage, mais plusieurs se noient, épuisés. La marée montante engloutit les blessés restés sur la plage.
Des 6000 soldats participant au raid, seulement 2000 seront évacués vers l'Angleterre. 1900 prisonniers canadiens passeront le reste de la guerre en prison, et 900 canadiens seront tués. Dans l'histoire militaire canadienne, de nombreuses opinions se sont opposées et les critiques furent nombreuses. Était-il vraiment nécessaire d'envoyer les troupes canadiennes à Dieppe? Furent-elles utilisées comme chair à canon? Et dans l'histoire québécoise, le raid de Dieppe a souvent été perçu comme le sacrifice inutile de troupes franco-canadiennes.
Pourtant, à la base du raid de Dieppe se trouvait la planification, mauvaise soit, d'un raid qui allait permettre à la plus grande invasion de l'histoire militaire de prendre part, plus important encore, de réussir. Bien que le coût en vies canadiennes ait été beaucoup trop élevé, on constate qu'il ne s'agissait pas d'actions calculées mais bien d'erreurs. Informations manquantes, planifications trop serrées et n'accordant pas de marge de manoeuvre aux troupes, communications déficientes; tout ces facteurs allaient mener au massacre de Dieppe. Il ne s'agissait pas d'utiliser des troupes coloniales, ni des troupes francophones, ni de sélectionner quelque nation que ce soit pour une mission-suicide. Il s'agissait tout simplement de l'optimisme et de l'aveuglement de quelques officiers alliés envers une mission qui n'aurait jamais dû être entreprise après l'annulation de l'Opération Rutter, un mois auparavant.
Pourtant, ces erreurs nous permirent d'apprendre de valables leçons pour l'invasion de la Forteresse Europe en juin 1944. L'idée de prendre d'assaut les plages de Normandie et non un port vint en tête des Alliés, tout comme la construction du port artificiel d'Arromanches pour remplacer un port qu'il aurait été trop ardu de capturer par nous-mêmes. Les Alliés comprirent aussi qu'une meilleure coordination des troupes était nécessaire, tout comme des méthodes de communication mieux développées, une amélioration des équipements et des techniques d'assaut.
" The Duke of Wellington said the battle of Waterloo was won on the playing fields of Eton. I say that the battle of Normandy was won on the beaches of Dieppe."
Earl Mountbatten of Burma
scribouillé par
helene..
Libellés :
histoire
4
apostilles
13 juill. 2007
Clémence
Journée de congé et j'en ai plus que profité. Il faisait 25 C et un beau grand soleil me souriait. J'ai déjeuné au jardin, je suis allée au marché, j'ai préparé un pique-nique et j'ai convié mes collègues à me rejoindre sur la plage!!! L'eau n'était presque pas froide!! ça fait du bien...
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
température
1 apostilles
12 juill. 2007
Harrison à Bayeux
Il y a une semaine, j'avais un congé de deux jours.
Vivre avec les gens avec qui on travaille, ça a pas juste des côtés positifs, surtout quand on est 4 dans la même chambre. On a un manque total d'intimité et les rythmes de vie s'entrechoquent beaucoup.
J'avais donc un grand besoin d'intimité et je voulais une chambre pour moi. Comme je n'étais encore jamais allée à Bayeux, j'ai profité de mon besoin de solitude pour m'y rendre. Dès le matin, je saute sur Harrison, parée en cas de pluie, et je prends le chemin d'Arromanches. En chemin, je m'arrête pour prendre des photos des blocs de bétons qui formaient le port artificiel d'Arromanches, on les voit dans l'eau sur la photo à droite. Constatant que je devrais prendre des photos un peu plus près d'Arromanches pour avoir une meilleure vue, j'embarque de nouveau sur Harrison.
Un coup de pédale. Deux coups de pédales. (c'est comme ça qu'on lui indique qu'on aimerait qu'il collabore et qu'il démarre) Trois coups de pédale. Panne sèche. Non, ça se peut pas, le gars a dit qu'on avait un petit réservoir d'urgence avec une autonomie de 5km...Cherche la clanche, met l'option petit-réservoir, un, deux, trois coups de pédale. Bon. On sait jamais ... remet l'autre option sur la clanche. Quelques coups de pédales plus tard, je me rends à l'évidence. Niet. Nada. Kaput. Ce petit-réservoir n'existe pas, et Harrison est momentanément mort. À ce moment, je ne suis même pas fâchée contre le vendeur, je fais juste me demander comment je vais revenir à Courseulles. Je suis environ à la moitié du chemin entre Arromanches et Courseulles et je sais que 13 km séparent les deux villes. Bon. Mon seul réconfort est qu'il ne pleut pas!
Je commence à pousser Harrison sur le bas-côté de la route, dans les hautes-herbes, pour éviter les voitures (je précise pour maman, christian et patrice qui doivent se morfondre!!). Ce moment d'intimité avec Harrison me permet de constater qu'il devrait perdre un peu de poids, mais il ne veut rien savoir. Au bout d'une heure, j'arrive en sueur à Ver-sur-Mer et décide de m'arrêter pour une bière bien méritée. Ce faisant, je décide de tenter ma chance avec la barmaid locale pour avoir de l'aide. Un sympathique voisin décide de se porter bon samaritain et remplit un tiers de mon minuscule réservoir avec l'essence de sa tondeuse. Comme il prétextait être pressé pour ne pas accepter un verre, je me suis assurée que ses prochains verres ne seraient pas à ses charges, la moindre des choses quoi!
Donc, trois heures après mon départ initial, je quitte pour Bayeux, après avoir fait le plein complet, of course! J'avais fait une réservation à l'auberge de jeunesse de Bayeux, téléphonant pour m'assurer qu'ils avaient bien une chambre individuelle. À mon arrivée par contre, on m'a mal compris et j'obtiens une chambre à trois. Bien qu'inconfortable, je me dis que cela vaut la peine de toutefois aller voir la chambre. Au bout de trois étages, je gosse pendant 4 minutes pour ouvrir la porte de MA chambre. Une fois entrée, je constate que mon lit est un lit 3/4, et en ouvrant la fenêtre, tout ce que j'entends sont les cris de jeunes énervés restants à l'auberge.
Point d'ordre. Je ressens le besoin à ce moment d'expliquer qu'en temps normal, je n'ai aucune difficulté à résider en auberge de jeunesse. J'aime bien l'ambience, la fraternité et les festivités pouvant entourer ce genre d'endroit. Mon dernier voyage au Costa Rica avec Marie pourrait vous le confirmer. Toutefois, dans la perspective où je cherchais un moment de solitude, tous les poils de mes bras (et ils sont nombreux) se sont hérissés à ce moment très précis de ma brève expérience à l'auberge de jeunesse.
Vous voyez la suite. Je suis retournée en bas, j'ai demandé un remboursement et j'ai trouvé un autre endroit pour dormir. En fait, c'était très sympatique, juste en face de la catédrale de Bayeux. Après une soirée resto/cinéma, j'ai dormi comme un enfant dans mon grand lit!!
Le lendemain, racontant la mésaventure d'Harrison assoiffé à Phil, il me dit: Ah oui, Ben avait vidé le réservoir d'essence et devait le remplir. Il a dû oublier!!!!
Avec chance, j'ai pas appris ça pendant que je poussais Harrison sinon j'en aurai beaucoup plus voulu à Ben!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
photo
0
apostilles
9 juill. 2007
Vous allez être tellement jaloux...
Chantal, dont je vous ai fait mention précédemment, m'avait offert de l'accompagner à Champigny, dans sa résidence principale. Elle travaille près de Courseulles et y habite seulement pour son travail. Autrement, sa maison se trouve dans la Touraine, à une trentaine de minutes de Tours. J'avais, il y a longtemps, demandé -et obtenu- congé pour l'occasion et nous sommes donc parties vendredi soir après mon travail, accompagnées de Sophie, une amie de Chantal.
Nous avons passé la journée de samedi tout tranquillement avec la fille de Chantal, Mélany, et son fils Naïm. Nous avons pique-niqué au château de Chambord, avons fait une balade champêtre en carosse à cheval et sommes revenus tard à Champigny pour faire un barbecue. J'ai énormément apprécié avoir ma propre chambre (et un lit double) pendant notre séjour!
Mais attention, le mieux est à venir. Beaucoup de membres de la famille de Chantal sont vignerons et nous avions planifié quelques détours par vignes et caves à vin. Le dimanche, nous sommes donc arrivés chez sa cousine Christine, productrice de Vouvray, vers 10am. Dégustations de vins blancs, sec 2003 et 2001, demi-sec 2004 et 2003, et spécialité de la maison, Vouvray Moelleux 1989. Un pur délice, et rien de cher comparé à nos prix québécois, alors je me suis fait des réserves, à partager en bonne compagnie!
Mais attention, le mieux est encore à venir! Le père de Chantal, Jacques, nous avait invité à dîner dans ses caves. Il a hérité des terres familiales et des caves à vin et a, toute sa vie professionelle durant, produit du MontLouis. C'est un sympathique gaillard de 81 ans, royalement en forme pour un homme de cet âge (ce doit être le bon vin!). Nous avons dîné dans ses caves et Chantal a bien pris la peine de l'aviser que Sophie et moi aimions le vin et que nous nous y connaissions assez pour apprécier des bons vins.
Après avoir vidé trois assez bonnes bouteilles, et s'être aperçu que sa fille disait vrai, Jacques nous dit: Je vais sortir une très bonne bouteille.
Chantal lui dit alors: Si tu sors un 1997, elles y ont déjà goûté et ont bien aimé!
Sophie et moi d'acquiser dérechef, bien sûr!
- Oh, je pensais à quelque chose d'un peu plus vieux..
- Tu leur sors un 1947?
- Non, je sors un MontLouis 1921.
La valeur d'une telle bouteille dépasse largement le simple fait monétaire puisqu'elles sont introuvables et inachetables. De plus, je fus très privilégiée, Jacques n'ouvrant ses bouteilles qu'à de grandes occasions, une fois tous les 8 ou 10 ans. Milles mercis n'auraient pas suffit, mais mon plaisir lui a évidemment fait plaisir, d'où le but de partager de tels trésors familiaux..
scribouillé par
helene..
Libellés :
découverte,
photo
5
apostilles
5 juill. 2007
La grisaille déprimante
Ah! ben bout d'viarge!
J'le savais qu'y'avait quelque chose qui tournait pas rond.
Quand je dis qu'y fait pas beau depuis notre arrivée, c'est pas de l'euphémisme. Y fait gris, plutôt pas chaud et il pleut à tous les jours. TOUS LES JOURS. C'est pas l'ISO de ma caméra qui est mal ajusté, il fait juste gris tout le temps.
Et bien, attention mesdames messieurs; il a plu deux fois plus que la normale ici en juin!
ça remonte un peu le moral de savoir que c'est un des pires étés de la France et que c'était pas juste mon imagination qui rendait mes journées grises et moches!
Bon, le soleil, c'est pour quand maintenant qu'on arrête de déprimer?
scribouillé par
helene..
Libellés :
température
3
apostilles