J'attends une livraison importante aujourd'hui. Je m'en vais à l'aéroport chercher de l'amour! M'zelle Dufort a décidé, sur un coup de tête complètement prévisible, de me rendre visite!
Aussi on va passer 5 petites, courtes, mais oh combien appréciées journées à se raconter nos folies des 7 derniers mois.
Yeah!
28 nov. 2007
MC dufort on the way!
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14 nov. 2007
réconfort culinaire
à partager depuis 12 ans notre vie familiale avec le copain de ma mère, nos habitudes alimentaires communes sont maintenant bien établies et nous avons rapidement adopté les meilleures recettes qui venaient avec ce beau-père. Un de nos classiques est maintenant le spaghetti-rosbeef: alors que la plupart des gens mangent un rosbeef avec patates et carottes, la famille de Patrice prépare une sauce au tomates longuement mijotée. Aussi, lorsqu'il était petit, Patrice était-il convaincu que tous le monde mangeait son rosbeef avec du spaghetti!Jusqu'à ce que le petit four de comptoir de François me sauve la vie cette semaine, ça faisait 7 mois que je salivais en pensant au spaghetti-rosbeef qui m'attendrais le jour de mon retour. Effectivement, une des choses que je trouve très difficile à l'étranger, c'est de ne pas pouvoir manger ces petites choses si familières à mes sens!
Et bien nous avons improvisé un spaghetti-rosbeef, sans rosbeef! Je n'avais effectivement trouvé que des gros steaks, mais qu'à cela n'y tienne, on a badigeonné ça de moutarde de dijon, fourré ça d'ail et hop au p'tit four! Comme le dit petit four n'était pas fait pour héberger aussi lourd de viande, ça a juté partout et c'était parfaitement salaud à la fin de la cuisson...
Les amis qui m'accompagnaient dans mon périple culinaire avaient été sélectionnés sur le volet pour leur compréhension de mon drôle de besoin de bouffe locale bizarre. C'est les mêmes qui avaient eu droit à une poutine importée par Pascal. C'est aussi toujours une occasion pour nous de déconner un max en français !! De droite à gauche, François de st-hyahya, Greg de St-Pascal de Kamouraska et Laurence, montréalaise du Vermont!
C'est fou comme nos papilles sont capables de rassasier nos sentiments. J'aime bien manger mes émotions!
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19 sept. 2007
réminescence et nostalgie.
L'excitation du début, le sentiment d'alégresse qu'apportent les voyages, la découverte et l'exploration, puis la routine qui s'installe. Les petites habitudes indélogables et les nouvelles qu'on adopte à cause de ce nouvel environnement. Vient ensuite un creux, un sentiment de vide, de délaissement, de l'ennui aussi. On pense à la maison et ça nous manque. Les gens, les lieux, les odeurs... Les larmes faciles, la plume volatile, le téléphone et l'internet qui rendent tout si près et pourtant si loin...
je vous écrivais cela il y a cinq mois et me voici maintenant dans cet état, la première moitié de mon voyage étant terminée. Je sais parfaitement où j'en suis, et ce n'est ni dépression, ni nostalgie. Dans le langage des étudiants d'échange, je suis au creux de ma courbe d'adaptation. Je me trouve dans le no man's land de l'échangisme étudiant, celui duquel nos propres efforts, aidés de la présence des autres, nous tireront sans qu'on s'en aperçoive.
Je me sens seule et je ne le suis pas. Je me sens désemparée devant les petites choses si simples de la vie. Je me sens incomprise alors que je ne dis rien. Je me sens éloignée et c'est la seule chose qui est vraie.
Vous écrire dans cet état n'est pas pour moi un grand plaisir, mais j'y trouve tout de même une richesse. La richesse pour vous de suivre un peu plus intimement mon périple, la richesse pour moi de vous utiliser comme exutoire émotionnel suprême. Une sorte de béquille technologique..
Des derniers mois, j'ai pu tirer trois constats. D'abord, j'ai un grand besoin de stabilité, de sédentarisation dans ma vie présente et j'ai hâte de revenir à Montréal pour concrétiser cet état. Je veux m'installer, me cocooner, me dorloter. De ce fait, mon deuxième constat est donc que ce voyage sera le dernier grand voyage d'hélène. Grand comme dans long.
Mon dernier constat en est un émotionnel. Vous, amis, familles, collègues, me manquez. Je m'ennuie de vous et vous êtes plus que central dans mon existence. Sâchant comment me sortir de cette petite passe négative, je vais me faire gâter en Belgique chez les mNm dès demain en l'honneur de votre bon souvenir, de votre amitié et amour.
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30 juin 2007
les guides de Vimy
Le réveil a été très douloureux. Je n'ai pas pu déjeuner et je suis partie sans lunch pour le bureau. En chemin, j'ai rencontré les guides au centre de Courseulles. Leur plan était initialement de partir à 8h pour visiter pleins de trucs dans la région. Il était 10h, ils étaient dans le même étant que moi et ils voulaient prendre ça très relax aujourd'hui. Me prenant en pitié, ils sont revenus au centre, nous apportant des chocolatines, un jus d'orange pour moi et une quiche pour mon dîner! Ils sont super les guides de Vimy!
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25 juin 2007
AFS France
Au Québec, je fais beaucoup de bénévolat avec AFS Canada, étant responsable du Comité de l'Île-de-Montréal. J'avais pris contact avec AFS France pour tenter de venir voir comment ils s'organisent et fonctionnent par ici. J'ai été mise en contact avec Louise qui a travaillé pendant 16 ans au bureau national et qui a changé d'emploi la semaine de mon arrivée pour aller travailler avec leur principal compétiteur. Louise habite Ouistreham, a une vingtaine de kilomètres de Courseulles.
Louise m'a mis en contact avec Chantal qui est sur le Conseil d'administration et qui demeure à Courseulles. Leur première surprise lorsque nous nous sommes rencontrées en mai fut de constater que je n'avais pas leur âge! Ce n'est pas la première fois avec AFS qu'un tel scénario se présente à moi. D'abord de par mon nom, on pourrait facilement me méprendre pour quelqu'un de l'âge de ma mère! De plus, la plupart de mes contacts AFS se faisant via courriel, j'écris toujours d'une manière très professionnelle lorsque je contacte des gens puisque je me présente comme une ambassadrice de l'organisme. Nom+professionalisme = matante. Louise et Chantale croyaient donc que j'avais leur âge, alors que j'ai l'âge de leurs enfants! En fait, leurs enfants sont plus vieux que moi!
Chantale et son conjoint Bernd m'ont amené faire du voilier et nous soupons fréquemment ensemble. Je devais aussi prendre part au Camp de départ des étudiants étrangers, chose que je fais aussi au Québec. Christian, qui organise ce camp au Québec, était très intéressé à voir comment se déroulait le tout en France. Comble de malheur, ce camp prendra place la fin de semaine du 1er juillet. L'équation est assez facile à faire. Je travaille dans un musée canadien, alors lors de la fête du Canada, on tient des activités spéciales et nous devons tous travailler. Tristement, je ne pourrai pas assister au camp. Je tenterai toutefois de me reprendre une fois en Hollande. L'avantage ici était toutefois la langue, pouvant aisément prendre part comme animatrice au camp, alors qu'en Hollande je risque d'y prendre part comme participante, au même titre que tous les autres étudiants étrangers qui viendront d'y arriver.
Chantale, Bernd, Louise et Serge, son conjoint, sont super sympathiques. Vendredi, nous sommes allés manger des fruits de mer (spécialité locale bien sûr) à Courseulles tous ensemble. On devait aller en voilier encore hier, mais il faisait tellement laid qu'on a laissé tombé.
J'haïe l'été-qui-en-est-pas-un ici et Montréal et ses terrasses me manquent. C'est dit.
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31 mai 2007
le monde est petit
plus tôt cette semaine, hélène K. vient me voir alors que je travaille à l'ordinateur au CJB.
helene k - helene, y'a une fille qui s'appelle anne-marie qui est venue me voir et qui te connais. Ça te dis quelque chose?
helene s - Euh, je connais des anne-marie, mais dans quel contexte je connaitrais celle-là?
helene k - ben je la connais aussi.
helene s - oui, mais moi je sais pas plus c'est qui.
helene k - ben elle vient de Gatineau.
helene s - ça m'aide pas beaucoup. Elle ressemble à quoi?
helene k - elle est belle.
helene s - non, ça m'aide pas plus. Comment tu la connais?
helene k- elle travaillait sur la Colline parlementaire avec Phil et moi l'été dernier. Elle étudie à l'UdeM.
helene s, se disant qu'on va bien finir par l'identifier - En quoi?
helene k - euh... en politique?
helene s, ayant une illumination - Est-ce que son chum est français?
helene k - Rémi! tu le connais? Il est cool hein!
ouf, on y est arrivé. Anne-Marie, qui étudiait dans notre bacc lors de la première année et qui a préféré continuer en communication politique à l'UdeM est venue nous rendre visite. En fait, elle suivait un cours d'été sur le Canada et la guerre et ils faisaient un séjour de 2 semaines en Europe, faisant le tour des lieux commémoratifs importants. C'était bizarre et agréable. Je suppose aussi que ce ne sera pas la seule rencontre inopinée de l'été.
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30 mai 2007
Les guides de Juno Beach
Vous deviez-vous demander pourquoi je ne vous ai pas encore présenté les autres guides. En fait, j'attendais ça. On est maintenant en ligne, pour que la terre entière puisse venir voir nos binettes et savoir pourquoi on trouve que c'est important travailler au JBC!
Vous pouvez aussi consulter la description que Philippe fait de notre petite équipe.
Ça fait maintenant plus d'un mois que nous sommes arrivés. Un mois à travailler ensemble et à vivre ensemble. Ça va plutôt bien jusqu'à présent: on a une liste pour le ménage et chacun doit faire sa part. Nos horaires pour le CJB sont fait pour chaque mois alors on sait à l'avance nos congés et on peut planifier. Pour ce qui est de l'équipe, maintenant que je la connais mieux, je peux vous la décrire un peu plus.
Philippe - a fait un baccalauréat en Économie à McGill et vient de terminer sa première année en Droit à Ottawa. Comme il le dit lui-même, il a appris l'anglais à Montréal et pratique son françaisa Ottawa. Il est originaire de Gatineau et a travaillé au cours des étés précédents au Parlement comme guide. Lorsqu'il était à McGill, il a été président du Club de Débat. Devinez donc, il adore argumenter. Comme nos vues politiques sont divergentes, on parle beaucoup de politiques économiques et sociales, on parle d'éducation, de santé et de tout ce qui peut être à l'actualité politique au Québec. C'est très intéressant! Philippe est aussi fier de son alimentation à la française: vin, fromage, charcuterie et baguette pour dîner et souper.
Hélène K - a été baptisée Junior cette semaine. D'abord pour nous différencer, mais aussi puisque c'est la plus jeune parmi nous. Elle n'aime pas trop, mais bon.. :) Hélène étudie en linguistique à Queens et elle vient de London, Ontario. Lorsqu'elle parle français, on croirait presque qu'elle est québécoise tellement son accent est sans faute. Elle parle aussi italien et allemand parfaitement. Elle connaissait déjà Philippe puisqu'ils ont travaillé l'été passé au Parlement. Hélène se décrit elle-même comme quelqu'un de très naïf, et c'est en fait assez sympathique. Sa tolérance à l'alcool est nulle alors nous on en profite! À la fin de l'été, Hélène partira en échange pour 1 an à Fribourg en Allemagne. Elle est donc en Europe pour plus longtemps que moi!
Mélanie-Ève - vient de Scoudouc au Nouveau-Brunswick. Elle fait un bacc en Science Politique et participe allègrement à nos conversations politiques. Lorsque Mélanie croît à quelque chose, ses yeux brille, son ton monte, elle gigote sur sa chaise et on a juste le goût de la croire. Surtout si ça concerne l'Acadie! Mélanie-Ève est décidément quelqu'un de passionné. Elle compte faire des études en droit après son bacc. Mélanie cuisine beaucoup, parle beaucoup au téléphone et elle a pris sur elle de décorer la chambre qu'on partage toutes les deux. On a un énorme drapeau de l'Acadie sur un mur alors ça illumine un peu!
Ben - est un canadien de partout. Colombie-Britannique, Alberta, mais il a aussi vécu un an à Montréal puisqu'il étudiait le français à l'UdeM. Il vient de terminer un bacc. en Relations Internationales et commencera en septembre des études en Enseignement du Français langue seconde à Ottawa. Dans sa vie mouvementée, Ben a déjà vécu un an en Belgique où il faisait un échange Rotary et quelques mois en Pologne. C'est notre grand frère puisqu'il a 26 ans. C'est aussi le plus relax parmi nous, à prendre chaque chose comme elle vient, à ne jamais être fâché et à toujours donner le meilleur de lui-même. Ben est un spécialiste des Pancakes et du mix saucisse-patate.
Katya - est notre chef-guide. Elle est ici depuis février et a donc vécu avec la première équipe de guides en plus de vivre la saison morte, froide et humide de février-mars. Elle est originaire de Breakyville à Québec et termine présentement sa maîtrise en éducation. Comme elle fait tout cela par correspondance et qu'elle vient de terminer l'écriture de son mémoire, elle a été très occupée au cours des dernières semaines. Qu'elle le veuille ou pas, en tant que chef-guide et ancienne et ayant le même âge noble que Ben, soit 26 ans, elle est notre grande soeur, notre maman, et elle remplit très bien ce rôle. Elle est la courroie de transmission entre le personnel permanent et nous et elle dénoue tout les petits noeuds qui peuvent apparaître au fil de nos journées. C'est parfois une job ingrate mais Katya s'en sort très bien, à notre profit à tous bien sûr.
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Les fondateurs
Il y a dix ans, un groupe de vétérans canadiens est revenu en Normandie. Ils avaient participé au débarquement et désiraient faire le tour des villages normands que les Canadiens avaient libérés le matin du 6 juin 1944. Lors de ce voyage, ils se sont aperçus qu'aucun musée n'existait pour rappeler que les Canadiens avaient pris part au débarquement. Pire, aucun musée en Europe était consacré à la participation canadienne à la Seconde guerre mondiale.
Ils sont revenus au Canada bien déçus et ont décidé, à 75 ans, de créer un musée. Initialement, l'idée était d'ériger un petit centre interactif, orienté principalement vers l'éducation des enfants, où les visiteurs auraient pu faire des recherches sur des ordinateurs. Ces vétérans et leurs familles étaient dirigés par un vétéran, Garth Webb, et par sa conjointe, Lise Cooper.
Alors qu'entreprendre une campagne de financement d'une telle ampleur aurait pu mettre des années à se concrétiser, ils ont réussi à amasser 12 millions de dollars canadiens en quelques années. Inauguré en grandes pompes il y a quatre ans, lors du 59eme anniversaire du débarquement de Normandie, le centre est avant tout un lieu d'apprentissage et de commémoration et non un musée sur la guerre. Les enfants l'adore et j'ai même lu hier dans le livre d'Or ce commentaire d'un enfant "I normally hate museums but this one definitely changed my mind."Comme ce sont les vétérans qui sont à l'origine de la création du centre, ce dernier est privé. C'est en fait un organisme à but non-lucratif, géré par un conseil d'administration où siègent Lise, Garth et deux des enfants de Lise. Beaucoup de visiteurs arrivent de Vimy, où c'est gratuit pour les Canadiens puisque c'est le fédéral qui gère le lieu, et ne comprenent pas pourquoi ils ne reçoivent pas une entrée gratuite. Même chose pour les vétérans: les vétérans et veuves de guerre de la Seconde guerre entrent gratuitement, mais les vétérans d'autres guerres ont un tarif réduit, pas la gratuité. On essaie de faire un point d'honneur de mentionner au gens que comme c'est un musée privé, c'est les tarifs d'entrée et les dons qui nous permettent d'exister. Si c'était gratuit pour tout le monde.... Comme moyen de financement, le musée vend des briques bleues: on peut y écrire son nom, ou celui de quelqu'un qui aurait participé à la guerre. (Sur la photo en haut, les briques sont sur les colonnes bleues à gauche de la statue).
La cause est excellente et les moyens d'y parvenir très honorables. Mon employeur n'est pas le fédéral et il ne fait pas de profit de ses activités. Outre l'aspect historique et éducatif, l'intention était aussi d'amener un peu du Canada en sol Normand, et notre présence s'inscrit donc dans cette logique.Garth et Lise étaient en visite il y a deux semaines et ils sont venus passer la soirée à la Maison des guides. Ils ont 86 ans maintenant et sont vigoureux comme jamais. Garth a passé la soirée a faire des blagues et il était heureux comme tout d'apprendre à nous connaître. C'est d'ailleurs lui qui a insisté pour que ce soit des jeunes canadiens qui soient les guides au musée et non pas des français comme dans tous les autres musées. C'était vraiment inspirant pour nous de pouvoir parler avec eux. Cela a, dans mon cas, immortalisé et concretisé ma présence ici.
Le lendemain, une cérémonie spéciale se tenait au CJB. Une école secondaire de la région effectuait un échange scolaire avec une école au Québec et les jeunes avaient acheté deux briques et allaient honorer la mémoire de 2 soldats de leur région. Pour cette journée, tous les guides étaient en poste et les employés permanents avaient prévu un horaire spécial pour ce groupe particulier. Comme Lise et Garth y prenaient part, il était primordial que tout se déroule bien.
Le groupe d'une soixantaine d'élèves arrivent en matinée. Première erreur, le professeur avait insisté pour avoir la présentation de Mario. Mario est un soldat qui s'adresse normalement à des enfants de 10 ans. Ces jeunes avaient 17-18 ans alors imaginez un peu leur tête. Puis, ils vont dans le musée. En 20 minutes, ils ont fait le tour et fume des cigarettes à l'extérieur. ?? Normalement, les groupes scolaires restent minimum une heure à l'intérieur et ça c'est justement lorsqu'ils ont 10 ans. À ce moment, on commence sérieusement à se poser des questions sur l'intérêt que ces jeunes portent au musée. Tout leur voyage était axé sur cette cérémonie de commémoration, et pardonnez l'expression, mais tout le monde au CJB s'était fendu le cul pour que tout se déroule bien.
Je me dis, AH, je vais les rattraper lors de la visite de plage. Je pars donc avec un groupe de 20 filles, moitié française, moitié québécoise. Malheureusement, au bout de cinq minutes, je me dois de constater que je n'ai l'attention que de 3 de ces filles alors que toutes les autres placotent, se regardent les ongles ou ne m'écoutent simplement pas.
Mesdemoiselles, si ce que je dis ne vous intéresse pas, vous pouvez retourner au musée. Par contre, si vous restez ici, je vous demanderai de garder le silence.
Le simple fait d'avoir à dire ça à des jeunes pour qui nous nous sommes donné un trouble immense et qui, de surcroît, devrait être intéressés par la visite de par la cérémonie spéciale organisée pour et par eux me fait voir bleu. Alors que j'aurai pu arrêter après les avoir simplement rabrouées, je ne fais ni une ni deux et me lance dans ce qu'on appelle entre guide le Guilt Speach.
Si ce n'est pas pour moi ou pour vos autres camarades, gardez le silence par respect pour les vétérans qui ont fondé ce centre. C'est un mémorial ici, et en ce moment, non seulement vous insultez les vétérans, mais vous bafouez la mémoire de tous les soldats qui sont décédés à la guerre et en l'honneur de qui ce musée a été construit.
Silence.
Je n'avais jamais eux à faire cette sortie avec un groupe parce que normalement, les gens sont intéressés. Mais j'étais tellement insultée par l'attitude condescendante de ces filles que j'ai continué ma visite en serrant les machoires. Après cinq minutes, elles s'étaient remises à placoter en restant un peu à l'écart, mais comme j'avais l'attention de 4 ou 5 filles de plus, ça me contentait. Les plus irrespectueuses étaient en fait les québécoises alors que la plupart des françaises m'écoutaient. Lorsque nous sommes arrivées sur la plage, il me restait environ 5 minutes de visite à faire. C'est la partie la plus intéressante, celle où on décrit le débarquement. Mais bon, les caméras sont sorties des sacoches et mesdames ont préféré faire une session photo. J'ai coupé court, et je suis revenu à l'intérieur fulminante.
Alors que nous étions en train de partager nos horribles expériences avec ce groupe insupportable, nous avons entendu le professeur québécois invectiver ses étudiants pour leur attitude. Lorsque j'ai quitté la plage, il paraît que les françaises sont tombées sur les québécoises et leur ont passé un savon pour leur attitude détestable. Ce fut mon seul réconfort de la journée. La cérémonie s'est somme toute bien déroulée. Avec chance, Garth et Lise n'ont rien vu de tout cela, mais nous, on rumine encore.
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19 mai 2007
drôle de hasards
mon amie martine de Gaspé m'a écrit un courriel il y a quelques jours. En visitant mon blog, elle a vu dans la marge Olivieretfrancoistraversentlecanadaavelo. Et bien elle connaît le Olivier en question, mais les hasards de la vie sont ainsi faits qu'elle n'a jamais eu l'occasion de le rencontrer dans une de mes soirées...
Olivier connaît le frère de Martine - ils ont étudié ensemble à Sherbrooke - et lors d'un voyage a vélo en Gaspésie il y a deux ou trois ans, il avait fait un arrêt chez Martine! je voulais partager la chose et vous inviter à faire un p'tit tour sur le blog de ces garçons. Leurs aventures sont sympa, leur voyage périlleux et leur écriture agréable!
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13 mai 2007
Pascal et le Kendo
mon p'tit frère pascal a une nouvelle passion depuis qu'il habite montréal. Il pratique le Kendo
trois fois par semaine. Le kendo, c'est un art martial japonais qui ressemble à ça, le dehors en moins dans le cas de pascal. Je n'avais malheureusement aucune photo de lui en habit de kendo, mais j'en ai de steph par exemple!!!
Depuis qu'il fait du Kendo, pascal a un agenda très rempli. Il est pratiquement impossible de le voir les lundis-mercredis-vendredis soir, sauf après le kendo. La seule fois où je l'ai vu manquer une séance de kendo, c'est pour mon party de départ et j'ai presque dû utiliser la menace. Il aime ça le Kendo. Comme c'est un sport très exigeant, ses avants-bras sont maintenant dûrs comme fer. Son agilité, sa vitesse et ses réflexes s'approchent tranquillement de son but ultime: devenir un ninja. Mais c'est une autre histoire.Bref, la fin de semaine passée, Pascal prenait part à sa première compétition de Kendo. Comme il ne m'a pas encore dit comment ça c'était passé, Pascal ne sait pas que je sais, mais je sais puisque ma mère et moi on se parle assez souvent. Donc, la fin de semaine dernière, Max, Eli, ma mère, Patrice, Johanne, la mère de Pascal et Claude, son copain, ont assisté à la compétition de Pascal. C'est assez sympathique puisque c'est comme s'il avait 8 ans et que c'était sa première compétition, à la différence prêt qu'il a 20 ans ! J'aurais bien aimé y être..
Alors un beau bravo à mon pascal qui s'en est tiré en deuxième position dans sa catégorie! et je te promets de m'y mettre, au moins une fois à mon retour, pour voir si j'aime ça..
EDITo: je m'aperçois que je l'ai pas dit dans ce post, mais je suis fière de toi pascal. Alors je réétablis la situation et je mets une photo de toi, à ta compétition, dans tes habits.
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6 mai 2007
le meilleur
Parce qu'il est le seul à m'avoir appelé Hélène-Singe toute mon enfance,
Et parce qu'il ne le fait plus maintenant que je suis grande...
Parce qu'il m'a appris à jouer de la guitare,
Parce qu'il m'a enseigné à conduire,
Parce qu'il m'a montré à cuisiner le meilleur couscous, le meilleur ragoût de boulettes et le meilleur roti de boeuf,
Parce qu'il m'a dit lorsque j'avais 15 ans et que je voulais être cool que si je rasais mes cheveux, il ne me parlait pas jusqu'à ce qu'ils repoussent,
Parce que je me suis beaucoup ennuyé de lui quand il habitait loin la bas et nous tout ici,
Parce qu'il m'a dit lorsque j'ai eu 18 ans que la vie m'attendait et qu'il n'en tenait qu'à moi de saisir cette chance,
Parce qu'il pose des questions indiscrètes à la façon d'un papa, c'est-à-dire sans être indiscret,
Parce que quand je le vois, c'est pas compliqué et c'est tellement enrichissant,
Parce qu'il est unique et irremplaçable,
Parce qu'il m'aime et que je le sais,
Mon père est le meilleur.
je t'aime papa et bonne fête
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15 mars 2007
elvis et boris en europe

bon je sais, elvis et boris en europe, c'est un drôle de nom pour un blog et j'en conviens. mais j'y ai longtemps pensé et j'en suis venue à la conclusion que c'était un très bon titre. en fait, c'est plus qu'un titre, c'est un hommage. le meilleur hommage possible: un hommage pour ma fabuleuse coloc avec qui je suis en train de vivre mes derniers jours de colocation.
m'zelle dufort, pour tous nos bons moments, le titre de ce blog vous est dédié!
boris vian: classique du weekend. Mon Itunes a même un fichier nommé samedietdimanche et qui est réservé à notre sélection musicale de fin de semaine... Boris donc, pour tout ces bons matins passés à siroter un café autour de notre table de cuisine en rigolant, en parlant de tout et rien, mais surtout de tout et de nous.
elvis: et bien tout le monde sait que t'aime elvis, et j'aime maintenant elvis pour cette raison.
elvis et boris en europe: pour apporter un peu de nous en europe. tout simplement.
le reste, j't'le dirai les larmes aux yeux le jour de mon départ...
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