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8 juill. 2008

Une des raisons pourquoi je suis occupée cette été

J'ai une nouvelle passion cet été qui me demande beaucoup de temps... le bateau-dragon. C'est un sport assez méconnu mais qui gagne rapidement en popularité!

Mon ami Christian tentait de me convaincre depuis près de trois ans de joindre l'équipe corporative du travail et j'avoue que j'ai immédiatement attrapé la piqure. 20 personnes, poussées par le coach à se donner au maximum, qui ne veulent qu'une chose, battre les autres équipes en ayant un meilleur temps. Malade. En prime, pour la première fois de ma vie, j'ai aussi des petits muxcles de biceps!

Bref, je viens de passer les deux dernières fins de semaine dans des compétitions de bateau-dragon, la première sous la pluie au Summer Splash de Montréal, et la deuxième en plein soleil sur les rives du Saint-Maurice à Shawinigan. Notre prochaine compétition se déroulera à Montréal les 26 et 27 juillet prochain. Près de 200 équipes de partout dans le monde viendront se frotter les unes aux autres au bassin olympique. Avis aux curieux!

23 juin 2008

souvenirs d'espagne

plaza mayor, madridcuencavalenciaquelques secondes avant que pascal s'immerge dans la mer glacée..

23 févr. 2008

A late Guiness

Je vous le jure, Pascal et moi avons essayé de vous faire un résumé en détail de nos deux semaines de vacances en octobre... je vous le jure. Mais comme vous l'avez peut-être constaté, nous avons définitivement raté le tout.

Voici donc quelques photos de notre bref séjour en Irlande, en attendant les récits de vive voix!








16 févr. 2008

Sachsenhausen-Oranienburg

J'ai toujours eu un intérêt marqué pour l'histoire, surtout celle de la seconde guerre mondiale. À mon premier voyage en europe, je voulais visiter un camp de concentration et je ne l'ai pas fait. Ce fut la seule et unique chose que j'ai par la suite regretté par rapport à ce voyage.

J'ai passé l'été à parler de la deuxième guerre mondiale et j'ai beaucoup aimé ce contact particulier entre le passé, la mémoire des gens et les émotions qui y sont rattachées. J'aimais surtout faire prendre conscience au gens que les implications de cet événement sont tellement grandes qu'on tend à les oublie. Pendant deux mois, je terminais mes visites en demandant combien de gens étaient morts de par la seconde guerre, et dans le 5/6 des cas, les gens ne connaissaient pas la réponse ou ils l'avaient oublié. Pourtant, c'est un chiffre qu'on a tous entendu et qui impressionne autant à chaque fois, un chiffre qui parle de lui-même et qu'on ne devrait pas oublier: soixante millions de morts. Juste essayer d'imaginer la réalité de ce chiffre donne des frissons dans le dos.

La visite d'Auschwitz en Pologne était donc une suite logique pour moi. Cela remplissait mon besoin historique personnel et je sentais que ça venait boucler mon été. J'ai malheureusement été un peu déçue de ma visite, surtout par le fait qu'on était beaucoup et qu'on avait que très peu de temps pour se recueillir. J'ai aussi trouvé que l'attitude de certains visiteurs - certains de mes amis espagnols font tristement partie de ce constat - ne respectait absolument pas le lieu de mémoire qu'est Auschwitz. A-t-on vraiment besoin d'un autoportrait tout sourire devant l'entrée d'Auschwitz?

Bref, à Auschwitz j'ai surtout été impressionnée par l'aspect organisationnel du camp, soit le fait que des trains partaient de tous les coins d'europe avec leur cargaison (sic), qu'on calculait une partie de perte en chemin, et qu'on planifiait l'heure d'arrivée des trains pour s'assurer de rentabiliser au maximum les quotas mortels, le camp ayant une capacité de quatre milles quelques exécutions quotidiennes... C'est vraiment la machine derrière les camps de la mort qui m'a frappé en Pologne. Pour la réflexion, je n'avais pas senti le temps de m'y attarder beaucoup.

Je suis donc allée au camp de Sachsenhausen, à environ une heure de Berlin. Le camp est presque entièrement vide, sauf quelques baraques. L'histoire particulièrement intéressante de ce camp est que suite à la défaite nazie, le régime communiste n'a pris que trois mois avant de rétablir un camp de la terreur à ce même endroit. Même s'il n'y a presque rien à voir à cet endroit, j'ai vraiment pu prendre le temps d'intégrer, d'ingérer l'histoire du lieu et de ses implications, chose que je n'avais pas réussi à faire à Auschwitz.

Une amie tchèque m'a trouvé bien bizarre quand je lui ai dit que j'avais visité des camps de concentration en Europe. Elle n'aurait jamais pensé inclure cela dans un voyage touristique. Je lui ai alors expliqué tout ce que je dis ici, mais surtout que pour un nord-américain, la guerre est tellement irréaliste, tellement lointaine, que j'avais besoin de me camper les pieds dans cette terre, de respirer cet air sali, de toucher de mes doigts les murs souillés, de verser des larmes sincères pour m'assurer que mon corps, tout autant que ma tête, n'oublierais jamais...

Hannovre

En Allemagne, les jeunes garçons ont le choix entre service militaire et service civil. Christoph avait choisi la deuxième option et il a passé la dernière année au Québec à faire du travail volontaire avec AFS, l'organisme avec lequel je fais aussi du bénévolat. Un autre allemand, Daniel faisait la même chose. Comme ils habitaient tout deux Laval et ne sortaient pas beaucoup, je me suis mise à les inviter à droite et à gauche, leur offrant toujours mon sofa pour qu'ils puissent bien profiter de ces soirées montréalaises.

Après Berlin, j'ai donc pris l'autobus pour aller rejoindre Christoph à Hannovre où il étudie. Christoph est un bon vivant et j'ai beaucoup aimé le côtoyer l'année passée, aussi aller le voir pendant mon séjour européen me semblait un incontournable! Comme je suis arrivée après 11 heures le premier soir, on s'est tenu plutôt calme. Le lendemain, un de ses amis nous a accompagné pour un trajet touristique marqué par une petite ligne rouge qui fait tout le centre-ville. On a beaucoup rit parce que le trajet ne concordait aucunement à la carte que le centre touristique fournissait. Les numéros marqués sur le sol n'indiquait jamais la bonne chose, et souvent la ligne zigzagait comme si les employés avaient été saouls lorsqu'ils ont marqué le trajet... sympathique!

Événement mémorable: en passant à l'hôtel de ville, nous sommes tombés sur une école de clowns qui se sont emballés en voyant ma caméra! Le soir même, nous avons été rejoints par Simon-Pierre, un québécois qui est présentement assistant de langues à Hannovre. Christoph le connaissait pour avoir habité chez lui les premières semaines de son séjour québécois, et moi je le connaissait puisqu'il est dans l'année suivante de mon programme d'étude uqamien. Comme Simon-Pierre fait un superbe résumé de notre soirée, je vous laisse lire le tout ici.

1 févr. 2008

Berlin

Alors outre les aventures douanières déjà contées, je suis arrivée à Berlin fatiguée, mais excitée de découvrir cette ville dont j'avais nombre fois entendu l'éloge.

Je vais donc à mon auberge, le Meineiger, qui se trouve à quelques stations du centre-ville. Pour 11 euros par nuit, incluant un déjeuner très copieux, c'était un choix parfait! Le personnel de l'auberge m'a tout de suite conseillé de suivre un tour guidé pour apprendre à connaître la ville, ce que je me suis empressée de faire.

Le principe de ce tour guidé est super. Tous les guides ou presque sont des jeunes qui sont venus de passage touristique ou étudiant dans la ville et qui n'en sont jamais repartis. Le tour permet principalement de couvrir la montée du Nazisme en Allemagne, la guerre, puis l'installation du communisme dans la partie est de la ville et la dichotomie Est-Ouest installée par la suite, avec le Mur de Berlin puis sa chute si connue. Et le plus trippant, c'est que le tour est gratuit. Le guide n'est payé que par le pourboire des clients, alors c'est tout à son avantage de donner le meilleur tour qu'il peut! On donne ensuite le pourboire qu'on peut donner et celui qu'on croit être acceptable. On peut suivre des tours similaires à Berlin bien sûr, mais aussi à Amsterdam, Londres et Madrid, entre autres.

Alors qu'on attendait près de la fameuse porte de Brandenburg (ci-haut), j'ai eu ma première surprise. Sur un coin de Pariser Platz, à droite de la porte, se dressait un drapeau québécois... Mon guide m'a gentiment expliqué que c'était la maison du Québec à Berlin. Ah! On a quand même choisi un emplacement empli d'histoire pour son emplacement! L'ambassade canadienne est quant à elle quelques centaines de mètres plus loin. Na na nère!

Berlin a une drôle de manière de vivre son passé trouble. Il semblerait que les allemands aient tenté d'oublier le double leg dictaturial du nazisme et du communisme, et que la réalité leur revient au visage. Pendant des années, on a laissé des pans entiers du mur de Berlin être vendu, exporté, détruit ou encore réduit à l'état de souvenir touristique. Il n'en reste maintenant qu'une centaine de mètre encore debout, et une autre centaine en pièce minuscule dans les boutiques de la ville. Non pas que conserver le mur en entier aurait été une bonne idée, mais la petitesse du pan qui reste n'est absolument pas représentative du symbolisme de cette séparation. Ou encore, des tours à logement sont érigées autour de l'emplacement du bunker d'Hitler. Sans vouloir conserver le bunker lui-même et ainsi permettre l'idolâtrage d'Hitler sur ce lieu, il aurait été propice d'utiliser cet endroit pour un quelquoncque lieu de mémoration ou un musée. Mais à la place, se dresse le stationnement des tours avoisinantes.

Bref, parmi les choses intéressantes à découvrir dans Berlin et qui commémorent la Seconde guerre se dresse le mémorial Holocaust Denkmal für die ermordeten Juden Europas, erigé en 2005 à quelques pas de l'emplacement du Bunker d'Hitler. 2711 stèles se trouvent sur cet espace et au plus creux du monument, les bruits de la ville s'effacent pour laisser place à la réflexion et au recueillement. C'est vraiment un endroit bizarre et l'architecte New Yorkais Peter Eisenman a très bien réussi sa mission de conservation de la mémoire des juifs de l'holocauste.

Le lendemain, marchant dans la rue, j'ai entendu un groupe de Québécois en train de parler de l'autre côté de la rue, et se demandant qui allait prendre leur photo. Je me suis approché et je leur ai offert de prendre la photo pour eux. C'était des étudiants en langues dans différents Cégeps et qui venaient de passer 1 mois à Berlin dans le cadre d'un échange culturel, chose que beaucoup d'amis à moi avait fait il y a 4 ans. Drôle de rencontre spontanée!

Berlin est vraiment une ville sympathique et remplie de choses à voir et visiter. Pour quelqu'un s'intéressant minimalement à l'histoire, Berlin est aussi une mine d'or. On peut visiter un site en l'explorant sous l'aspect naziste, et y revenir et refaire le même parcours sous la loupe de la présence communiste. La plupart des édifices importants ont été utilisés par les deux groupes, seules les insignes et les ennemis changeaient...

19 janv. 2008

Helene en europe - quelques inédits

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