Deux françaises attablées sur une terrasse dans le Vieux-Port
Serveur: Mesdames, allez-vous boire quelque chose ou voulez-vous le menu?
Française 1: Oui.
Serveur, perplexe: Vous voulez boire quelque chose ou vous voulez le menu?
Française 1: Oui!
Serveur: Je pense qu'on ne se comprend pas, je vais reformuler. Allez-vous seulement boire quelque chose, ou puis-je vous amener le menu?
Française 1: Oui!
Serveur, ayant probablement en tête ce fameux sketch d'Un gars une fille: Madame, je vous offre un choix et vous me répondez oui.
Française 1: Oui!
Serveur, énervé: Bon, je vous amène le menu.
Pendant qu'il retourne à l'intérieur, la deuxième dame se lève et s'aperçoit qu'un menu est affiché à côté de la porte.
Française 2: Oh! Regarde, ils offrent aussi à manger!
Francaise 1: Non mais, il ne comprenait rien ce serveur, c'est pourtant ce qu'on lui a demandé à plusieurs reprises!
25 avr. 2008
Continuum radicalum
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité,
France,
Québec
0
apostilles
19 janv. 2008
13 nov. 2007
rapport météorologique
En France, j'ai eu droit à l'été le plus pluvieux depuis les années 50.
Aux Pays-Bas, un manteau de grisaille humide et froide me glace le sang depuis septembre.
En Irlande, il ne fallait pas s'attendre à rien de mieux.
En Espagne, on a non seulement manqué de soleil, mais y fesait frette!
En Italie, c'était moins froid, mais tout de même gris et semi-mouillé, donc humide et désagréable.
Je crois qu'après une quinzaine de belles journées en 7 mois, et par belles j'entend partiellement non mouillés et grises, j'en arrive à me demander ce que j'ai fait de méchant pour être venue chercher 9 mois de temps gris et froid en Europe?
Pascal avait une théorie selon laquelle j'avais juste à bouger les mains pour que tout devienne froid et humide autour de moi. Je pense qu'il avait peut-être raison... alors j'ai mis des mitaines!
scribouillé par
helene..
Libellés :
Espagne,
France,
Irlande,
Italie,
Netherlands,
température
2
apostilles
24 sept. 2007
trouvé dans mes archives...
Quelle est la différence entre un parachutiste italien, français, américains et canadiens?
Les Américains sautent à l'heure et capturent leur objectif.
Les Français sautent en retard puisqu'il ont oublié leurs parachutes, puis ils capturent leur objectif.
Les Italiens regardent leur chef de peloton sauter et applaudissent en faisant des Vivas!
Les Britanniques attendent que les Canadiens capturent l'objectif, puis ils prennent le mérite.
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
histoire
1 apostilles
4 sept. 2007
Des beaux moments en Bretagne
Je n'entrerai pas dans le détail par rapport à mon récent voyage de quatre jours avec mes parents. D'abord parce que ça fait déjà trois semaines. Puis parce que c'est des beaux souvenirs et que j'ai l'impression que vous les mettre en mots touristiques gâcherait ces moments. Ainsi, tout ce que vous avez besoin de savoir, c'est que ça m'a fait le plus grand bien de revoir Lise et Patrice.
Je m'ennuyais, j'étais tannée et c'était juste ce que j'avais besoin. À leur départ, je me suis retrouvée dans la réserve du musée, loin des regards, et j'ai pleuré ma tristesse de les voir partir.
scribouillé par
helene..
Libellés :
famille,
France,
photo
2
apostilles
2 sept. 2007
De la France aux Pays-Bas: le voyage
J'ai quitté la Normandie mercredi à 17h00, chargée de beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de bagages. J'avais mon sac à dos, avec 4 bouteilles de vin à l'intérieur, j'avais mon petit sac à dos , ma valise et un autre sac. Au total, je me promenais avec environ 110 livres, soit mon poids, ce qui était beaucoup trop pour ne pas me raquer le dos pour les prochaines deux semaines (j'entends Christian répétant pour la millième fois à nos étudiants d'échange: n'apportez que ce que vous pouvez transporter, moins c'est mieux que trop!)
Je suis arrivée à Paris, près du Sacré-Coeur et j'ai passé la nuit dans le pire des hostels de Paris (Friend's Hostel pour les intéressés). J'avais réservé pour une dortoir à 3 et on m'a donné un dortoir à 14. Il n'y avait ni drap ni oreiller, seulement une vieille doudoune qui puait. Les autres voyageurs ont fait du bruit toute la nuit, l'odeur était horripilante, les lits grinçaient tous et il y avait moins d'un pied séparant chacun des lits à deux étages. Horrible expérience.
Bref, c'est dans un état d'exténuation totale que j'ai pris mon train vers Den Haag jeudi matin à 7h. À mon arrivée, j'ai pris mon énorme barda et j'ai essayé de trouver mon université. Surprise! Elle se trouve en face de la station de train! Je me suis rendue au bureau des relations internationales pour leur signaler mon arrivée et ramasser mes papiers, puis je suis aller chercher la clef de ma chambre. Je me suis aussi informée pour le voyage qui partait le lendemain et pour lequel je devais obtenir plus d'information. Je n'ai donc rien vu de Den Haag même excepté mon université (qui est super architecturale et moderne!) et nous sommes partis le lendemain matin pour Ameland, mais ce sera un autre billet.
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
Netherlands
0
apostilles
28 août 2007
Départ imminent
Autant mon départ il y a 4 mois me déprimait et m'affolait quelque peu, que mon départ demain soir me soulage. Ces quatre derniers mois m'ont poussé dans mes derniers retranchements et mes nerfs sont à vif. Les heures s'égrainent et s'étirent, semblant vouloir me séparer encore plus de cette nouvelle étape...
91 jours de travail, 595 heures de travail, 109 visites de plage plus tard, je suis décidément prête à quitter la Normandie et à laisser cette partie de ma vie derrière moi.
Prochain arrêt, Den Haag!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France
0
apostilles
16 août 2007
VACANCES!!!!!
C'est une fille presque relaxée qui vous écrit. Mes parents arrivent demain soir, et après trois mois séparant mes deux vacances, je pars vers la Bretagne! Au programme, Nantes, St-Malo et le Mont-Saint-Michel! Bon vin, bonne bouffe, mais surtout, bonne compagnie!
J'ai hâte de les retrouver, ils vont me changer les idées. Je crois que ma mère va se mériter le calin le plus long de sa vie demain à son entrée au musée et je ne la lâcherai pas de ces quatre jours!
Mais, qu'avez-vous fait de ma petite fille, sortez de ce corps!
Ciao!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France
2
apostilles
12 août 2007
Paris en solitaire
J'ai mentionné rapidement être allée à Paris il y a quelques temps et il a tellement, et enfin, fait beau depuis que mes soirées ont été occupées à la plage et non à vous relater ces deux rapides jours en solitaire à visiter la Ville-Lumière!
Ma première visite à Paris remonte à 2003, où un 24 heures en transit vers Bordeaux pour aller voir le frère de Patrice, Gilles, m'avait permis de rapidement marcher à travers la ville. Mon constat de l'époque était que Paris était décidément une ville à visiter avec un ami, un copain, bref, quelqu'un.
Bien qu'étant allée à Paris à mon arrivée, puis avec Ben, je n'avais pas encore fait le parcours touristique de la ville. Pour ce périple parisien, j'opte d'abord pour le minimalisme, apportant un seul et minuscule sac avec moi, contenant un roman, mon journal, mon portefeuille, ma caméra et mon pyjama.Comme premier arrêt, je tente d'aller au Louvres, mais comme ce fabuleux musée est fermé le mardi, j'utilise mon avant-midi pour marcher vers la tour Eiffel et vers les Champs Élysées. Passant devant un musée nouveau genre qui, je m'en souvenais, n'y était pas en 2003, j'effectue la visite du musée du Quai de Branly, un musée d'anthropologie sur l'art. Puis, je déambule quelques heures dans Paris. Je me rends ensuite à Montmartre et au Sacré-coeur, et je passerai deux heures à écouter un artiste de rue populaire très sympathique! Je me gâte ensuite à aller manger de l'indien délicieux comme souper.
Le lendemain, je m'attaque au Louvres. Bien que très intéressant et grand, je ne peux pas dire avoir été impressionnée par ce classique de l'art. Beaucoup trop de touristes compactés à l'intérieur des salles d'exposition, de nombreux étant d'ailleurs insupportable (je me souviens précisément des coudes d'une vieille dame qui tentait de me dépasser dans une ligne d'attente). Tentant d'apercevoir la fameuse Joconde, j'ai suffoquée, paniquée à l'idée de me mettre dans cette foule beaucoup trop exiguë pour ce que je pouvais tolérer. Je me suis dirigée vers la sortie, refusant de me prêter encore plus longtemps à ce ridicule jeu touristique. Je suis finalement bien déçue et très heureuse de ma visite au musée du Quai de Branly.
Avant de quitter Paris, j'ai bien sûr fait un peu de magasinage près de la gare Saint-Lazare, et je me suis payé un deuxième repas impossible à trouver à Courseulles, du chinois! Bref, un beau weekend en solitaire qui m'a pour une deuxième fois, laissé l'impression que Paris, c'est mieux à deux!
Je devais revenir à Courseulles dans la fin de journée puisqu'on se payait des cours de char à voile! C'est un petit char qu'on dirige avec les pieds, contrôlant la vitesse avec une voile tendue au dessus de nos têtes. L'école de voile, qui est située juste à côté du centre Juno Beach, nous avait octroyé une séance à moitié prix sous mon initiative (ça vous surprend?). C'était vraiment trippant, la vitesse, le contrôle, les tournants sur deux roues! Wow! Le cours a fini et on avait l'impression de venir de commencer!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
photo
1 apostilles
10 août 2007
Pardon?
On écoutait la télévision, un espèce de show mettant en vedette des enfants. L'animateur demande à une fillette ce qu'elle veut faire dans la vie.
- J'aimerais être maîtresse!
- (en pointant la salle) Il y en a justement plein qui ont réussi dans la salle!
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité,
France
2
apostilles
3 août 2007
Doublé
Marchant vers la maison, ma tolérance face aux différences séparant nos deux cultures a été rûdement mise à dure.
Une petite famille marche, Garçon d'environ 3 ans à la main et petits chiens en laisse. Par accident, Garçon donne un coup de pied à un des chiens, qui se met à hurler et à glapir. La mère regarde en alternance le chien qui hurle, Garçon qui ne comprend pas, puis de retour au chien qui hurle de plus belle, et sans hésiter, elle donne une taloche à Garçon qui, éberlué, comprend encore moins ce qui lui fait mériter cette baffe.
La mère regarde le chien de nouveau, puis Garçon et lui dit: Ben ça fera déjà ça.
Je suis déjà à quelques pas d'eux, et tellement offusquée que Garçon ait reçu une baffe alors que c'était un pur accident, je me mets à sacrer. Le temps de me retourner de nouveau, et je vois le père administrer deux coups de pied au cul de Garçon!
Le pire, c'est que je me demande encore ce que les parents auraient fait si Garçon avait malencontreusement frappé un autre enfant. J'ai malheureusement l'impression, peut-être avec beaucoup de mauvaise foi, je l'avoue, que Garçon est passé après le bien-être des chiens.
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité,
France
0
apostilles
29 juill. 2007
1 mois
Plus qu'un petit mois et la France est terminée. Je commence vraiment à avoir hâte de quitter pour de nombreuses raisons, que je vous expliquerai un jour, mais pas tout de suite. Vivement la Hollande, ses fleurs, ses vélos et une chambre pour hélène.
ps: Harry Potter, terminé en 40 heures. wow.
scribouillé par
helene..
Libellés :
France
2
apostilles
21 juill. 2007
Vimy et Beaumont-Hamel
Lundi soir, Hélène et moi prenons le bus pour aller à Caen récupérer notre voiture de location. Direction le Nord-Pas-de-Calais, plus précisément Arras, demeure de nos amis les guides de Vimy.
Après près de quatre heures de route, nous arrivons à Arras mais nous perdons dans la ville une bonne demi-heure. Une dizaine des guides nous attendent à la maison de Saint-Aubert. Après quelques verres, on continue la soirée à un bar lounge avec sympathiques Mojitos, puis retour à la maison et dodo dans les sofas.
La maison de Saint-Aubert est vraiment... ce que j'aurais aimé avoir pendant mon été. Trois étages, de grands espaces communs, de la lumière, en fait beaucoup de lumière, 5 chambres pour 8 personnes, une baignoire (!), mais surtout, ils vivent en plein centre d'Arras, à 10 minutes à pied de la station de train, à 5o minutes en TGV de Paris et de Bruxelles. Étant une grande fille de la ville, c'est décidément ce qui me manque cet été, surtout que la température ne nous permet pas trop de profiter de la plage. Ainsi, me retrouver pour deux jours dans cette maison idéale m'a foutu les jetons pour le reste de l'été. Notre maison à nous est froide, sombre et beaucoup trop petite. Vivre à 4 dans une chambre, c'est vraiment pas jojo. On est JAMAIS seules et c'est très difficile pour le moral.
Bref, après une crise de jalousie sur la maison, je m'en suis partiellement remise. Le lendemain, nous visitons les monuments à la Première guerre entretenus par le gouvernement canadien à Vimy et Beaumont-Hamel. En avril de cette année se tenaient les célébrations du 90eme anniversaire de la bataille de la crète de Vimy et vous en avez surement tous entendu parler, non pas pour les célébrations elles-mêmes mais bien pour les fautes de français trouvées sur les panneaux du centre d'interprétation.
La bataille de Vimy est une grande victoire canadienne de la Grande guerre et la France a donné une parcelle de terre au Canada qui y a installé un immense monument à ses morts. Le monument a été rénové au cours des dernières années puisque la pierre utilisée, la pierre de Seget ou Limestone en anglais, libère une suif grisâtre qui empêchait de lire les noms des soldats gravés sur la monument.
C'est un lieu très important et surtout assez impressionant. Greg nous a fait une très bonne visite des tunnels se trouvant sur le terrain de Vimy. La Grande guerre était bien sûr une guerre de tranchées, mais aussi de tunnels. Les béligérants creusaient des tunnels les uns sous les autres, disposant des tonnes d'explosifs sous un tunnel ennemi pour ensuite les faire exploser. Les conditions de vie étaient exécrables: une humidité constante, une température ambiente entre 10 et 15 C, un éclairage désuet, principalement à la chandelle, de la boue jusqu'au genoux et des rats de la grosseur d'un chat, de par les énormes quantités de cadavres se trouvant dans les champs de batailles.Nous sommes ensuite allés à Beaumont-Hamel, qui est un monument radicalement différent. C'est une des derniers endroits en Europe où les tranchées de la Grande guerre sont restées intactes, de part et d'autres. Puis, il ne fait pas état d'une victoire canadienne, mais bien d'une des plus grandes défaites de l'armée canadienne.
Le matin du 1er juillet 1916, le Premier bataillon Terre-Neuvien prend d'assaut le champ de bataille de la Somme. Des tirs d'artillerie devaient détruire les fils barbelés disposés sur le terrain, mais sans succès. Des brèches ont été crées en coupant certains barbelé pour permettre aux hommes de passer. Par contre, les deux régiments à avoir tenté d'atteindre la première ligne de tranchée ont été décimés sans réussir leurs objectifs. Comme les brèches dans les barbelés sont faits en zig-zag, les hommes sont forcés à s'engager dans ce goulot d'étranglement, indiquant aux Allemands où ils peuvent concentrer leurs tirs pour atteindre tous les soldats.
Les Terre-Neuviens sortent des tranchées en colonnes, baillonnettes au canon, attendant 40 pas avant de laisser une autre colonne avancer. Ils sont les seuls à se déplacer sur le terrain, et les Allemands ont une vue dominante du terrain et n'hésitent donc pas à utiliser leur mitraillette sur le régiment. Sur les 780 hommes du bataillon prenant part à ce premier jour de bataille sur la Somme, seuls 68 répondront à l'appel le lendemain. La plupart des soldats tués l'auront été en une demi-heure de bataille. Cette même journée restera marquée comme étant la plus meutrière de l'histoire militaire britannique, avec 57 470 pertes, incluant 19 240 morts. Le Canada étant à l'époque une colonie britannique, ses pertes sont évidemment ajoutées à celles de l'armée britannique.
Après cette visite très émotive menée par le Cape-Bretonnien John, on tente l'impossible et essayons d'atteindre Ypres en Belgique, pour écouter le Last Post au Menin Gate. Alors qu'on était dans les temps, nous restons pris dans le traffic. Arrivés à Ypres, Hélène et Félix, un gatinois à qui on donnait un lift, réussissent à écouter le Last Post. Sarah et moi cherchons par contre du stationnement et n'arrivons que pour écouter les dernières 3 notes. On en profite pour prendre une p'tite bière et hop, de retour à Arras pour un dîner tardif (23hoo) avec les autres guides.
Le lendemain, Michel et Manisha se joignent à nous pour notre retour vers la Normandie. On avait ambitionné et on prévoyait l'itinéraire suivant: Brugges (Belgique), Dunkerque, Calais, Dieppe, Étretat, Honfleur. Dès le départ, on s'est aperçu que ça ne marchait pas, surtout comme il nous fallait être de retour pour 18hoo pour la voiture de location. Après avoir laissé tombé les trois premiers objectifs, nous avons décidé d'aller vers la côte, à Berck-Plage. Mais nous nous sommes perdus après avoir raté une sortie et nous avons fait moins de 100 km en trois heures de route via des petits chemins et détours.
Bref, au fil de la journée, nos arrêts se sont évaporés et nous avons réussi à voir Berck-Plage et Honfleur. Point. Mais ce fut très plaisant comme road-trip et en très bonne compagnie. À notre retour à Caen, hélène et moi avions rendez-vous avec melanie et katya pour une soirée de filles. Suchis et salsas étaient au menu et cette soirée termina agréablement notre escapade!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
histoire,
photo
0
apostilles
13 juill. 2007
Clémence
Journée de congé et j'en ai plus que profité. Il faisait 25 C et un beau grand soleil me souriait. J'ai déjeuné au jardin, je suis allée au marché, j'ai préparé un pique-nique et j'ai convié mes collègues à me rejoindre sur la plage!!! L'eau n'était presque pas froide!! ça fait du bien...
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
température
1 apostilles
12 juill. 2007
Harrison à Bayeux
Il y a une semaine, j'avais un congé de deux jours.
Vivre avec les gens avec qui on travaille, ça a pas juste des côtés positifs, surtout quand on est 4 dans la même chambre. On a un manque total d'intimité et les rythmes de vie s'entrechoquent beaucoup.
J'avais donc un grand besoin d'intimité et je voulais une chambre pour moi. Comme je n'étais encore jamais allée à Bayeux, j'ai profité de mon besoin de solitude pour m'y rendre. Dès le matin, je saute sur Harrison, parée en cas de pluie, et je prends le chemin d'Arromanches. En chemin, je m'arrête pour prendre des photos des blocs de bétons qui formaient le port artificiel d'Arromanches, on les voit dans l'eau sur la photo à droite. Constatant que je devrais prendre des photos un peu plus près d'Arromanches pour avoir une meilleure vue, j'embarque de nouveau sur Harrison.
Un coup de pédale. Deux coups de pédales. (c'est comme ça qu'on lui indique qu'on aimerait qu'il collabore et qu'il démarre) Trois coups de pédale. Panne sèche. Non, ça se peut pas, le gars a dit qu'on avait un petit réservoir d'urgence avec une autonomie de 5km...Cherche la clanche, met l'option petit-réservoir, un, deux, trois coups de pédale. Bon. On sait jamais ... remet l'autre option sur la clanche. Quelques coups de pédales plus tard, je me rends à l'évidence. Niet. Nada. Kaput. Ce petit-réservoir n'existe pas, et Harrison est momentanément mort. À ce moment, je ne suis même pas fâchée contre le vendeur, je fais juste me demander comment je vais revenir à Courseulles. Je suis environ à la moitié du chemin entre Arromanches et Courseulles et je sais que 13 km séparent les deux villes. Bon. Mon seul réconfort est qu'il ne pleut pas!
Je commence à pousser Harrison sur le bas-côté de la route, dans les hautes-herbes, pour éviter les voitures (je précise pour maman, christian et patrice qui doivent se morfondre!!). Ce moment d'intimité avec Harrison me permet de constater qu'il devrait perdre un peu de poids, mais il ne veut rien savoir. Au bout d'une heure, j'arrive en sueur à Ver-sur-Mer et décide de m'arrêter pour une bière bien méritée. Ce faisant, je décide de tenter ma chance avec la barmaid locale pour avoir de l'aide. Un sympathique voisin décide de se porter bon samaritain et remplit un tiers de mon minuscule réservoir avec l'essence de sa tondeuse. Comme il prétextait être pressé pour ne pas accepter un verre, je me suis assurée que ses prochains verres ne seraient pas à ses charges, la moindre des choses quoi!
Donc, trois heures après mon départ initial, je quitte pour Bayeux, après avoir fait le plein complet, of course! J'avais fait une réservation à l'auberge de jeunesse de Bayeux, téléphonant pour m'assurer qu'ils avaient bien une chambre individuelle. À mon arrivée par contre, on m'a mal compris et j'obtiens une chambre à trois. Bien qu'inconfortable, je me dis que cela vaut la peine de toutefois aller voir la chambre. Au bout de trois étages, je gosse pendant 4 minutes pour ouvrir la porte de MA chambre. Une fois entrée, je constate que mon lit est un lit 3/4, et en ouvrant la fenêtre, tout ce que j'entends sont les cris de jeunes énervés restants à l'auberge.
Point d'ordre. Je ressens le besoin à ce moment d'expliquer qu'en temps normal, je n'ai aucune difficulté à résider en auberge de jeunesse. J'aime bien l'ambience, la fraternité et les festivités pouvant entourer ce genre d'endroit. Mon dernier voyage au Costa Rica avec Marie pourrait vous le confirmer. Toutefois, dans la perspective où je cherchais un moment de solitude, tous les poils de mes bras (et ils sont nombreux) se sont hérissés à ce moment très précis de ma brève expérience à l'auberge de jeunesse.
Vous voyez la suite. Je suis retournée en bas, j'ai demandé un remboursement et j'ai trouvé un autre endroit pour dormir. En fait, c'était très sympatique, juste en face de la catédrale de Bayeux. Après une soirée resto/cinéma, j'ai dormi comme un enfant dans mon grand lit!!
Le lendemain, racontant la mésaventure d'Harrison assoiffé à Phil, il me dit: Ah oui, Ben avait vidé le réservoir d'essence et devait le remplir. Il a dû oublier!!!!
Avec chance, j'ai pas appris ça pendant que je poussais Harrison sinon j'en aurai beaucoup plus voulu à Ben!
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
photo
0
apostilles
1 juill. 2007
Les dimanches à Courseulles
Les dimanches, les français se promènent. Ils entrent dans le musée, mais juste pour regarder. Et lorsqu'on leur demande s'ils veulent visiter, ils répondent: 1)non 2) je connais 3) j'habite courseulles 4) je ne fais que regarder.
Ils entrent, font le tour du hall, nous parle pour vérifier qu'on est des vrais de vrais de canadiens, et ils resortent. Parfois, ils passent par la boutique et achètent à peu près n'importe quoi. Le pire, c'est que la plupart d'entre eux n'ont jamais visité le musée, mais c'est la dixième fois qu'ils visitent le hall. Après ça au moins, ils peuvent dire qu'ils connaissent le musée..
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité,
France
0
apostilles
29 juin 2007
Amer.... INUIT!
2 françaises d'un certain âge se présentent à la boutique.
Française 1, s'adressant à Française 2: Regarde, un...(se concentrant) attrape-cauchemar! J'en ai acheté un l'an passé. Mademoiselle, c'est les Inuits qui font ça non?
Moi: Non madame, ce sont les amérindiens.
Française 1, un peu surprise et conservant un regard interrogateur: ... Les Inuits!
Moi: Non, ce n'est pas la même chose. Amérindien, ça veut dire un indien d'amérique. Vous voyez, un indien, un amérindien.
Française 1 regarde Française 2 avec un regard éberlué, ne comprenant absolument pas de quoi je veux parler, puis réitère: Mais les attrapes-cauchemars, ce sont les Inuits qui les font!
Moi: Non. Les inuits fabriquent des igloos ou encore des Inukshuk. Les amérindiens fabriquent des tipis et des attrapes-rêves.
Je tiens à vous préciser que je fais normalent toujours attention aux termes que j'utilise pour parler des amérindiens. Techniquement, je ne dis jamais amérindiens mais plutôt Premières Nations. Mais comme elle ne pigeait rien, fallait varier dans le vocabulaire et dans les exemples!
Française 1 regarde Française 2 avec un air encore plus déconcerté.
Moi, encore optimiste et me disant qu'un détour par la base nous aiderait à venir à bout de ces lacunes communicationnelles et culturelles: Vous savez, lorsque les colons français sont arrivés, il y avait des gens qui vivaient en Amérique, et on les a surnommé par erreur les Indiens.
Française 1: Oui, les Inuits!
C'est à ce moment que je me suis rendu à l'évidence: cette conversation ne menait nulle part.
scribouillé par
helene..
Libellés :
culturalité,
France
3
apostilles
28 juin 2007
Les escapades de Harrison
Lundi, 16h.
Il pleut et re-pleut. J'ai emprunté les pantalons de pluie de Katya mais je sais pas trop si ça me tente vraiment de sortir. Harrison n'aime pas beaucoup la pluie et il sait se faire capricieux. Mais je me sentirais mal d'avoir emprunté les pantalons de Katya, et de ne pas les utiliser alors qu'elle-même brave la pluie.
Je quitte donc vers Arromanches, où se trouve les restants du port artificiel construit par les Alliés. Arromanches se trouve à 13 kilomètres de Courseulles. A mi-chemin, il se met à pleuvoir. Pas un peu. Je m'arrête et j'enfile les pantalons imperméables. J'ai l'air d'une vraie motarde avec mon suit noir, mes gants de ski et mon casque (je précise juste pour rassurer maman lise, patrice et christian) à la seule différence où je me promène en mobylette à 60 km/h!
Bref, sous la pluie mais avec style, j'arrive au Cinema Arromanches 360. Travaillant au CJB, nous avons l'avantage de pouvoir entrer dans tous les musées de la région gratuitement. Le 360 est un assemblage de film et d'images d'archives assez impressionnant et nous n'avions pas eu le temps de le visiter pendant notre formation. Niveau contenu, c'est vide puisque le but n'est absolument pas d'expliquer le débarquement. Par contre, niveau émotionnel et humain, c'est très bien avec des images très poignantes et je verse quelques larmes...
Je me dirige ensuite vers le musée d'Arromanches, que j'ai déjà vu. La performance de la guide qui explique le fonctionnement du Port est tout aussi mauvaise que la première fois alors je prends sur moi de faire le tour par moi-même. Puis, je vais prendre un café, espérant que la pluie se calme. C'est pas le cas et je reviens à la maison un peu détrempée, mais pas trop. 13 kilomètres en 17 minutes. vive Harrison!
Mardi, 12h
Forte de mon expérience d'hier, je quitte la maison avec Harrison après avoir fait mon lavage et être allée au marché. Nous longeons la côte en direction de Ouistreham, mon objectif final étant la Batterie de Merville-sur-Mer.
Pour arriver à la Batterie, je dois réussir à traverser la rivière de l'Orne. Phil m'avait dit qu'un pont existait, mais ne l'avait lui-même pas trouvé. Moi non plus! Je me vois donc contrainte de faire 2 kilomètres sur l'autoroute (ouch!) pour réussir à traverser l'infranchissable. J'arrive à Pegasus, le premier pont et la première maison normande libérée par les parachutistes britanniques dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Je retourne faire un tour au musée, qui m'avait bien plu à ma première visite.
Après de nombreux détours (il manquait un panneau d'information), je trouve la Batterie de Merville. C'est assez impressionnant comme site. Il s'agit d'une série de bunkers en plein champ, à environ 1 kilomètre de la plage. Sa portée de tir était de 10 kilomètres à l'intérieur des terres ou vers la mer, ce qui expliquait l'importance de réussir à la neutraliser avant l'invasion pour protéger notre flotte de bateaux. L'objectif premier des commandos britanniques était d'envoyer des troupes parachutées qui allaient préparer le terrain pour l'atterissage de planeurs Horsa en plein milieu de la Batterie. Dans l'action toutefois, les planeurs se sont égarés et sont tombés dans les champs avoisinants, les parachutistes devant prendre eux-mêmes l'assault de la batterie.
Harrison m'emmène ensuite en direction de Caen. On va au centre-ville un peu, puis on cherche le Décathlon, qui est un magasin local de sport. C'est un mélange entre la marque Coleman de Cacan Tire et la marque maison chez Sports Experts. Le nom: Quechua. Je m'achète mes propres pantalons de pluie, qui sont tellement sympathiques que je pourrai les utiliser en ski! Comme il est tard, je repars vers Courseulles. Le retour me prend 50 minutes, pour un trajet qui en prend entre 25 et 30 en voiture.
scribouillé par
helene..
Libellés :
France
0
apostilles
25 juin 2007
AFS France
Au Québec, je fais beaucoup de bénévolat avec AFS Canada, étant responsable du Comité de l'Île-de-Montréal. J'avais pris contact avec AFS France pour tenter de venir voir comment ils s'organisent et fonctionnent par ici. J'ai été mise en contact avec Louise qui a travaillé pendant 16 ans au bureau national et qui a changé d'emploi la semaine de mon arrivée pour aller travailler avec leur principal compétiteur. Louise habite Ouistreham, a une vingtaine de kilomètres de Courseulles.
Louise m'a mis en contact avec Chantal qui est sur le Conseil d'administration et qui demeure à Courseulles. Leur première surprise lorsque nous nous sommes rencontrées en mai fut de constater que je n'avais pas leur âge! Ce n'est pas la première fois avec AFS qu'un tel scénario se présente à moi. D'abord de par mon nom, on pourrait facilement me méprendre pour quelqu'un de l'âge de ma mère! De plus, la plupart de mes contacts AFS se faisant via courriel, j'écris toujours d'une manière très professionnelle lorsque je contacte des gens puisque je me présente comme une ambassadrice de l'organisme. Nom+professionalisme = matante. Louise et Chantale croyaient donc que j'avais leur âge, alors que j'ai l'âge de leurs enfants! En fait, leurs enfants sont plus vieux que moi!
Chantale et son conjoint Bernd m'ont amené faire du voilier et nous soupons fréquemment ensemble. Je devais aussi prendre part au Camp de départ des étudiants étrangers, chose que je fais aussi au Québec. Christian, qui organise ce camp au Québec, était très intéressé à voir comment se déroulait le tout en France. Comble de malheur, ce camp prendra place la fin de semaine du 1er juillet. L'équation est assez facile à faire. Je travaille dans un musée canadien, alors lors de la fête du Canada, on tient des activités spéciales et nous devons tous travailler. Tristement, je ne pourrai pas assister au camp. Je tenterai toutefois de me reprendre une fois en Hollande. L'avantage ici était toutefois la langue, pouvant aisément prendre part comme animatrice au camp, alors qu'en Hollande je risque d'y prendre part comme participante, au même titre que tous les autres étudiants étrangers qui viendront d'y arriver.
Chantale, Bernd, Louise et Serge, son conjoint, sont super sympathiques. Vendredi, nous sommes allés manger des fruits de mer (spécialité locale bien sûr) à Courseulles tous ensemble. On devait aller en voilier encore hier, mais il faisait tellement laid qu'on a laissé tombé.
J'haïe l'été-qui-en-est-pas-un ici et Montréal et ses terrasses me manquent. C'est dit.
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
les gens
5
apostilles
23 juin 2007
Paris en bière
Il y a une semaine, Ben et moi sommes partis pour Paris. Initialement, nous voulions aller vers les secteurs américains du débarquement, Utah et Omaha, mais la Ville-Lumière nous a tenté. Comme Ben y est déjà allé plusieurs fois, ce voyage de deux jours ne sera pas trop touristique.
scribouillé par
helene..
Libellés :
France,
photo
0
apostilles

















