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8 juill. 2008

Une des raisons pourquoi je suis occupée cette été

J'ai une nouvelle passion cet été qui me demande beaucoup de temps... le bateau-dragon. C'est un sport assez méconnu mais qui gagne rapidement en popularité!

Mon ami Christian tentait de me convaincre depuis près de trois ans de joindre l'équipe corporative du travail et j'avoue que j'ai immédiatement attrapé la piqure. 20 personnes, poussées par le coach à se donner au maximum, qui ne veulent qu'une chose, battre les autres équipes en ayant un meilleur temps. Malade. En prime, pour la première fois de ma vie, j'ai aussi des petits muxcles de biceps!

Bref, je viens de passer les deux dernières fins de semaine dans des compétitions de bateau-dragon, la première sous la pluie au Summer Splash de Montréal, et la deuxième en plein soleil sur les rives du Saint-Maurice à Shawinigan. Notre prochaine compétition se déroulera à Montréal les 26 et 27 juillet prochain. Près de 200 équipes de partout dans le monde viendront se frotter les unes aux autres au bassin olympique. Avis aux curieux!

17 juin 2008

Entreprendre un long périple nous fait immanquablement délaisser une partie de soi. C'est pas nécessairement volontaire, c'est juste que le nouvel univers dans lequel on s'auto-propulse nous pousse à la remise en question, en accéléré.

Le retour équivaut quant à lui à une renaissance extrême. Il faut réapprendre à se connaître dans son quotidien, dans sa routine. Il faut reconnaître le changement, l'éloignement de certains qu'on aurait aimé plus prêts. Il faut redécouvrir les liens d'amitié, intensifiés ou amenuits par la distance, et il faut surtout les accepter.

En même temps, on est grisé par le retour, par le sentiment intense de joie de reposer les pieds sur un terrain connu, qu'on ne se sent pas le besoin d'interpréter et de décoder. Tout et tous semblent faciles d'accès, facile d'approche. Et pourtant, on se sent un peu extra-terrestre. On guette ses moindres faits et gestes en attendant la bourde qui fera dire aux autres Ouin, t'as changé. Les mots fatidiques qu'on sait si vrais et si faux tout à la fois. On change, on se paufine, se définit. Aux yeux de ceux qui nous connaissent, c'est un changement à apprivoiser. À nos yeux, c'est chose faite depuis longtemps...

25 avr. 2008

Continuum radicalum

Deux françaises attablées sur une terrasse dans le Vieux-Port

Serveur: Mesdames, allez-vous boire quelque chose ou voulez-vous le menu?
Française 1: Oui.
Serveur, perplexe: Vous voulez boire quelque chose ou vous voulez le menu?
Française 1: Oui!
Serveur: Je pense qu'on ne se comprend pas, je vais reformuler. Allez-vous seulement boire quelque chose, ou puis-je vous amener le menu?
Française 1: Oui!
Serveur, ayant probablement en tête ce fameux sketch d'Un gars une fille: Madame, je vous offre un choix et vous me répondez oui.
Française 1: Oui!
Serveur, énervé: Bon, je vous amène le menu.

Pendant qu'il retourne à l'intérieur, la deuxième dame se lève et s'aperçoit qu'un menu est affiché à côté de la porte.
Française 2: Oh! Regarde, ils offrent aussi à manger!
Francaise 1: Non mais, il ne comprenait rien ce serveur, c'est pourtant ce qu'on lui a demandé à plusieurs reprises!

9 avr. 2008

doux printemps

cette année plus qu'une autre, le printemps montréalais me désarçonne et me fait rêver. 9 mois sur un autre continent, ça m'a fait apprécier autant le rude et tempêteux hiver que le doux et agréable printemps.

Les terrasses, le soleil, la chaleur, le fait que il y a un mois, je vous décrivais une immense tempête! Le printemps au Québec est vraiment un renouveau: tout le monde en parle et on est donc ben content que le froid soit parti! J'adore.

Avec toutes ces choses à redécouvrir, je n'ai plus beaucoup de trucs à vous raconter ici. Je termine l'école et j'ai la tête qui foissonne de projets divers, donc deux ou trois qui concernent le web. À savoir s'ils prendront forme, c'est autre chose. à suivre..

11 mars 2008

L'été est arrivé!

J'ai reçu un coup de fil de la ville hier. En fait, ils ont essayé le vieux numéro, puis on téléphoné au deuxième vieux numéro soit celui de l'ancienne maison de mes parents, ils ont fini par retracer mes parents et mon frère m'a alors envoyé un email. ouf.

Bref, deux ans et demi après mon inscription, j'aurai cet été un jardin public a 20 pas de chez moi!

à moi la cultivation de carottes, tomates, petites fèves, basilic et autres déliciosités! Le soleil rayonne, les enfants jouent dehors, on a hâte aux terrasses et l'été est arrivé sur la rue Panet!

9 mars 2008

La tempête

Ça sentait la tempête. Dans ma tête autant que dehors. Je me suis réveillée et mes rêves m’avaient suggéré un scénario irréel. J’ai oscillée une bonne partie de la journée entre ma rationalité et ma quête de sens romantique. Les gros flocons qui tombaient sur montréal me ramenaient indéniablement à cette dynamique extravagante et pourtant si incontournable. Plus la journée avançait, plus la folie de la tempête l’emportait.

Je pouvais palper ma propre tension dans ma chambre, ça goutait l’excitation dans ma bouche, et tout le reste de mon être y répondait avec surprise et plaisir. Je savais parfaitement que j’allais au devant de la plus belle connerie réfléchie de ma vie.

Je me suis habillée. J’ai monté la côte jusqu’au parc Lafontaine. Les rafales venaient terminer leur course sur mon visage qui ruisselait de neige fondue. Je me sentais les joues rouges, mais sans trop savoir si c’était l’excitation ou le froid. Et de toute manière, ça importait peu .Alors que je déambulais dans le parc, seule au monde parmi le bruissement des grands arbres bousculés par le vent, je me suis arrêtée, j’ai souri et j’ai savouré mon moment.

J’ai pris des grandes respirations, j’ai tourné en rond et je suis allée le cœur battant à l’avant de mon destin. Qui n’y était pas. Ce devait être la tempête..

8 mars 2008

Besoin de vous

J'ai un neuf-dizième de bacc en poche, et je ne retourne pas user mes jeans à l'UQAM avant janvier prochain. Vous me voyez venir?

Je me cherche un emploi, mais attention, pas n'importe quoi: un emploi professionnel! J'ai donc huit mois pour travailler et je cherche quelque chose en lien avec l'analyse politique, les communications, les médias, l'environnement, les sphères municipales, etc.

Cela dit, je ne sais pas si vous êtes déjà là dans votre vie - ou si vous vous en souvenez -, mais quelle jouissance que de passer du statut de "je cherche une job de n'importe quoi" à "je cherche dans mon domaine". Stressant aussi, mais j'ai confiance ;)

28 févr. 2008

Le grand montréal - l'autre bord

et moi de me rendre à Pointe-aux-Trembles visiter mes grands-parents ce matin. Histoire de bien faire le tour de l'île, d'un bord à l'autre, en moins de 24h!

le grand montréal

hier, je suis partie avec une autre bénévole AFS pour faire une entrevue avec notre première famille d'accueil montréalaise. Après trois ans à tenter de placer des étudiants d'échange à Montréal, on ne voulait surtout pas la laisser passer!

Direction? Pointe-Claire.

C'était la première fois de ma vie que je mettais les pieds là. Au bout de 1h30 de métro-bus, j'ai compris pourquoi on appelait l'île le Grand Montréal. C'est moins long se rendre à Sainte-Julie!

Bien évidemment, on s'est perdue: le trajet donné par nos hôtes, additionné au trajet proposé par le site de la STM et soustrait aux recommandations du chauffeur qui ne savait pas trop où étaient les rues de son trajet nous a fait débarquer 4-5 kilomètres trop loin. On était pas au petit village de Pointe-Claire, on était au petit village (un dépanneur, un café et un club de karaté) de Beaconsfield!

On s'est vraiment senties moches d'appeler notre future famille d'accueil pour se téter un lift... La bonne nouvelle de ces aventures: on a une famille d'accueil. C'est motivant faire du bénévolat!

13 févr. 2008

Italiano e multo superiore - parte 1

J'ai un prof d'italien super cool. Voici ses meilleures citations en 6 cours:
- Les italiens ont inventé le sel en boîte
- Les italiens ont inventé le théâtre (c'est pas trop loin de la vérité.. mais quand même!)
- Les italiens ont inventé le frigo
- Avez-vous lu Astérix et Obélix en version originale italienne?
- Il faut vous-voyer, surtout au resto sinon ils vont faire pipi dans votre assiette
- Italiano e multo superiore
(répété à de nombreuses reprises)

Alors qu'on venait de changer les adjectifs du masculin au féminin avec la phrase suivante:
la ragazza italiana è bruna, alta, bella, musculosa, ricca e pelosa (la fille italienne est brune, grande, belle, musclée, riche et poilue)
- ça me fait penser à ma première blonde

J'ai déjà hâte à la prochaine moitié de session!

8 févr. 2008

Retour - statut: occupée

c'est l'fun être revenue. Je flotte encore sur ma bulle, et j'vous avouerais que j'aime ça. En fait, le temps passe, mais on dirait que mon contentement est sur pause. un long pause qui me permet de respirer chaque bouchée d'air avec émerveillement.

j'ai vraiment trouvé le temps long en Europe. Les moments solitaires me pesaient comme si on était 10 à être seuls, mais que toute cette solitude me retombait sur les épaules. M'emmerder, c'était la fin du monde. Pas de bibliothèque, pas de divertissement, peu de bonnes discussions, peu de bonnes soirées.. Si je m'emmerde ici, j'ai ma guitare, mes bds, mes livres d'école, mes photos, mes vieux journaux intimes, ma tivi (quoi que c'est vraiment en dernier recours). Ici, je m'arrange aussi pour pas me laisser le temps de m'emmerder. Je m'arrange pour que mon agenda soit si rempli que vous ragiez quand je vous donne rendez-vous dix jours plus tard pour une bière. Mais moi, ça me tient occupée.

En plus, ici j'ai de l'école, je travaille et je fais du bénévolat. Si ça te remplit pas une semaine ça... C'est tout ça qui manquait en Europe. Être occupée. point final. Je suis une fille qui a besoin d'être occupée, d'avoir dix millions de projets, d'occupation, de gens à voir, de choses à faire. Ça, je le savais. Ce que je ne savais pas, c'est que c'était si important!

Je disais donc, je flotte encore sur ma petite bulle. Je suis loin d'avoir revu tous le monde que je voulais voir. Mais j'ai réussi à renouer avec certaines vieilles habitudes: Jules à Kino, les burgers de la Paryse, la bière du ch'val blanc, le numéro 44 du Christal no5, les 5 à 7 science po et même le Canadien!

Mais le plus mieux du retour, c'est que à toutes ces activités, vous êtes là..

Retour - frette montréalais vs frette européen

Depuis mon retour du Panama, je me gêle tout le long de l'hiver. En 2002, j'étais arrivée au Québec à la mi-janvier sous un froid avoisinant les -30C. Le premier hiver, je n'arrivais pas à enlever mon manteau avant une quinzaine de minutes quand j'entrais à quelque part. Depuis ce temps, je suis une classique fille frileuse.

Et bien, j'ai trouvé cette année la solution pour régler ces petits problèmes d'inconforts de température! Aller passer un hiver en Europe! Le -15C raffraichissant de la Pologne, le -2C édifiant de Vienne et le -5C classique de La Haye m'ont permis d'apprécier notre -10C montréalais.

Je me promène maintenant parfois sans tuque, et il m'arrive d'enlever mes mitaines pour exposer ma frêle peau à notre agréable froid, deux choses inimaginables par le passé. Parce que la grosse différence entre l'Europe et ici, c'est l'humidité. Celle qui frappe, qui pénètre et qui gêle les os, peu importe combien de couche de vêtements on porte. Cette humidité qui nous fait demander qui on a ben pu insulter pour être puni et souffrir comme ça.

D'ailleurs, avec un tel froid, c'est pas surprenant que les Européens aient l'impression qu'on doit mourir de froid au Canada. On a beau essayer de leur expliquer que notre froid est sec, et donc agréable, rien à faire. Moi par contre, je n'oublierais jamais le -2 viennois à s'en coller les narines, ni le -15 polonais à faire crisper la neige et les manteaux. Et quand on annonce -10C ici, j'ai hâte de voir si je vais avoir froid!

4 févr. 2008

Retour - les plaisirs de la marche

Cet article de la presse m'a fait réaliser à quel point je suis heureuse d'être retournée à ma petite routine de marche montréalaise. 15 minutes jusqu'à l'école, une demi-heure jusqu'au boulot, juste assez pour se sentir mieux, pas assez pour suer écoeuremment.

Sur le chemin, je peux m'arrêter pour bouquiner, pour boire un thé ou pour acheter mon souper. Montréal à pied, c'est c'qu'y a de mieux!

27 janv. 2008

Retour - plus ça change...

Premières observations d'une fille qui vient de passer 9 mois ailleurs et qui revient dans sa métropole et dans sa province:
- hein, une piste cyclable sur maisonneuve? Yeah! Une piste cyclable sur maisonneuve!
- (au lendemain d'une soirée dans un bar)... je pue la cigarette... NOT! (trèeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees plaisant)
- ah ben quin, l'îlot voyageur de l'UQAM a pas avancé d'une miette, et y'ont même pas l'air parti pour faire quelque chose avec le peu qui est déjà construit!
- les automobilistes sont tous aussi sympathiques et avenants qu'avant...
- le vin, c'est cher. ouch.

Retour - quand on est dû

Lorsque j'ai voulu sortir le 18 janvier, je me suis dit qu'il était vraiment temps de revenir à la maison lorsque j'ai constaté en cherchant une carte d'identité valide dans mon porte-feuille que:
- ma carte d'assurance-maladie était échue
- mon permis de conduire était échu
- ma carte d'étudiante UQAM était échue
- ma carte d'étudiante internationale était échue
- mon visa hollandais était échu
- la seule chose encore valide dans mon porte-feuille était ma mastercard...

Retour - le party!


Nous sommes 5 amis à être partis pour l'étranger en même temps, aussi nous avons décidé de faire la fiesta de retour en commun! Pierre est parti 4 mois à Boston, Nicolas a passé 4 mois à Liège, accompagné de Marie-Eve et Martine qui ont elles prolongé à 5 mois leur séjour européen. Et mon cas, et bien vous le connaissez déjà!

C'était pas mal le même concept que mon party de départ du 20 avril, c'est-à-dire un bar et une invitation lousse pour plein d'amis. On était une bonne centaine hier à la Quincaillerie venus célébrer tout et rien, mais surtout prendre une bière et se faire une tite jasette - trop souvent rapide.

Alors qu'il y a neuf mois la version 1 de ce party était venue concrétiser mon départ et augmentait mes angoisses, la version 2 s'est révélée être des plus rassurantes. Tous ces visages connus, ces gens heureux et sympathiques, ces calins, bisoux, poignées de mains m'ont aidé à reposer mes ailes sur montréal. En chemin vers la maison, l'allégresse de la soirée m'a fait prendre conscience que j'étais bel et bien revenue, mais surtout heureuse de l'être.

24 janv. 2008

Gérard

Mon vieux numéro de téléphone ayant été assassiné pendant ces 9 mois à l'étranger, je me suis doté d'un téléphone cellulaire hier. J'aime pas les cellulaires parce que:
1. c'est cher
2. c'est chiant
3. j'aime pas le principe d'être rejointe partout

Alors je sors du bureau à 18h15 hier et je marche vers l'UQAM. Une fois au coin de Saint-Denis, je m'aperçois que mon cel est tombé de ma poche. M***E! Je refais le chemin jusqu'au bureau, fais le tour, interroge les gardiens de sécurité, téléphone deux fois sur mon cel et me laisse un message. Je repars, fais le même chemin à l'inverse les yeux rivés sur les trottoirs enneigés. Et re-m***e, ça c'est de l'argent jeté par les fenêtres.

De retour à la case départ, j'appelle mon cel pour une ultime tentative.
Dring.
Décroche, bruits étouffés et musique d'ambience pendant une dizaine de seconde.
Moi - Allo? Allo?
Homme - Ouin, t'as perdu ton telephone?
Moi - Oui! J'suis vraiment contente que vous l'ayez trouvé!
Homme - 1230 Saint-Laurent.
Moi - Hein?
Homme - 1230 Saint-Laurent. Demande le DJ. S't'un bar de danseuse.
Moi - ......... ah.........euh..........ok.
Homme - Moi c'est Gérard. Ça fait 25 ans que j'suis Dj icite.
Moi - Ok Gérard, j'arrive.

Un peu sous le choc, je reprend la route et refais le même chemin pour la quatrième fois en 45 minutes, me préparant mentalement à entrer dans l'antre ultime masculine pour la première fois de ma vie. Je rentre dans le bar avec mon sac à dos et ma tuque d'écolière, je fais un peu la toffe qui sait ce qu'elle fait et je me dirige vers le bar. À gauche, une danseuse sur une chaise qui attend son tour. À droite, une serveuse en simple appareil et le stage, où se trémousse une ardente employée.

Moi, au barman: Scuse, je cherche le DJ?
Barman, d'un signe de la tête en direction de l'entrée: mphhh.

Je repars donc vers l'entrée, contente de ne pas avoir à m'engoufrer encore plus dans cet endroit somme toute un peu trop glauque pour moi.

Moi - Salut, c'est moi pour le cel.
Gérard - Ah! Sais-tu, y'es bizarre ton téléphone. Le mien, regarde ça, on pèse icite pour répondre. Le tien par contre, j'ai pas compris comment répondre. L'affaire, c'est qu'y faut l'ouvrir, pis la répondre! J'suis pas si vieux que ça, j'ai compris!
Moi - Super! En tk, merci ben hein. C'est pas mal de trouble perdre son cel.
Gérard - Ben regard', moi l'autre jour, j'ai oublié le mien icite. Pis là, ben le lendemain, y'était encore là, pis personne avait appelé. Une chance hein!
Moi - Ben oui.
Gérard -Qu'es tu faisais dans le coin pour perdre ton téléphone de même?
Moi - Je travaille à Hydro juste à côté.
Gérard - Ah ben. Moi là, ça fait 25 ans que j'suis DJ icite. Tu t'rends compte, je regarde même pu les totons!
Moi - ... haha.... C'est Gaétan ton nom que tu m'as dit?
Gérard - Gérard. Mais j'en ai un Gaétan, un gars d'Hydro justement, y vient icite depuis 20 ans!
Moi - C't'un bon client ça..
Gérard - Tiens, avant que tu partes, j'ai d'quoi pour toi. Tend minute.
Gérard fouille dans son manteau.
Gérard - Tsé, avec l'argent pis toute, ben tsé, t'es étudiante fak t'en as p't'être pas beaucoup là.. Pis ton chum sera peut-être pas content de voir ça dans ton porte feuille, mais en tk, moi je trouve ça ben pratique à garder sur toi.

Alors que Gérard continue de fouiller dans manteau, je capote. Il veut m'offrir une job de danseuse? Pire, escorte? J'ai juste perdu mon cel moi... je veux pas de job de danseuse... Et Gérard de me tendre... un calendrier 2008 format porte-feuille avec une fille tout-nu sur le dessus!

J'aime les cellulaires parce que quand on les perd, on rencontre du monde sympathique!

23 janv. 2008

Retour - le jetlag

l'infâme décallage horaire... certains le trouve plus facile à surmonter au retour d'Europe, d'autres à l'aller... moi j'y vois pas de différence outre que mon corps et ma tête ne s'entendent jamais sur ce qui devrait être bon pour moi.

Le premier soir, ma famille m'a tenu réveillée jusqu'à une heure très décente. Je tâchais de ne pas m'asseoir, et l'alcool m'aidait sympathiquement à tenir. Le bain qui s'en est suivi m'a par contre complètement achevée et je me suis endormie dedans. Quelques secondes seulement, juste le temps de faire un cauchemard de noyade.

Le lendemain matin, je me suis réveillée vers 5am. Pas éveillée, réveillée. Après avoir passé deux heures à me tourner à droite et à gauche, je suis allée me faire un café et lire le journal. Ce soir là, mon corps m'a mis au lit à 21h30.

Le lendemain, je me suis réveillée avec la certitude que j'avais combattu le jetlag. Mouahaha - me suis-je dit - il doit bien être 7am minimum! Je vais attendre le réveil pour prouver que j'ai gagné!
À ce moment, j'étais bien sur bien réveillée. 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes... un coup d'oeil à l'horloge m'a confirmé qu'il était bel et bien moins de 5h. Arg! Ce soir là, avoir écouté mon corps je me serais couchée à 8h. J'ai pris un autre bain (faut que je me rattrape!), sorti ma guitare et toffé la run.

Ce matin, le réveil m'a sortit du lit à 7h pile. Enfin.

22 janv. 2008

Retour - l'argent

Au Québec, y'a des taxes. Beaucoup de taxes. Et on les vois passer, contrairement à l'Europe où elles sont souvent intégrées au prix affiché. J'avais sympathiquement oublié cela.

En plus, au Québec il faut tipper. Déjà que j'aimais pas ça avant, là ça va être encore plus dur. Gênez vous pas pour me chicaner si je suis cheap!

21 janv. 2008

Retour - l'appartement

OH MY GOD!!

Comment je fais pour avoir autant de vêtements? Ça se peut pas que je les porte tous...

 

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