Aucun message portant le libellé Netherlands. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Netherlands. Afficher tous les messages

7 mars 2008

La mala educacion

Mon séjour académique en terre hollandaise s'est déroulé d'une manière assez surprenante. J'étais partie étudier à l'étranger avec emballement et intérêt sous l'impression - assez commune - que l'éducation européenne surclassait la notre. Je n'étais pas stressée par ce fait, je m'attendais en fait à un niveau soutenu d'enseignement, d'apprentissage et d'implication personnelle.

C'était faire sans quelques facteurs hors de mon contrôle...

  • J'étais dans une université dite professionnelle et non de recherche
  • C'était une école à vocation internationale, donc en anglais et accueillant des étudiants de niveaux académiques et linguistiques très inégaux
  • J'avais entre 4 et 6 heures d'école par semaine
  • Mes collègues européens étaient âgés de 19-20 ans
  • Leur principale raison d'être aux Pays-Bas se fume...

Les cours durant six semaines à raison de 1h30 par semaine, j'ai pu bénéficier d'un gros neuf heures de cours par matière. Quand je pense qu'ici, je commence à saisir de quoi il s'agit autour de la mi-session, soit après plus de vingt heures de cours...

Malgré le peu de contenu livré aux étudiants, certains travaux étaient horriblement compliqués. L'un d'eux consistait à expliquer, suite à la lecture d'un livre, les politiques de l'Union européenne sur le développement régional ayant changé... depuis l'écriture du livre! De plus, si on enlève le cours d'introduction et les trois cours d'oraux étudiants, le professeur nous avait donc livré... 3 heures de contenu sur le développement régional!

Sur un autre aspect, je ne voudrais pas tomber dans le bashing, mais j'ai été tristement surprise du piètre niveau académique de certaines communautés européennes. Je vous en ai déjà parlé ici et ici. Bon, ils étaient majoritairement plus jeunes et le programme d'échange européen Erasmus ne leur demande souvent même pas une note de passage. Mais l'école n'aidait en rien en permettant une reprise systématique à tous les cours. Donc, on ne se force pas et on peut reprendre l'examen/les travaux. Comme TOUS les cours demandaient des travaux d'équipe, je ne vous cache pas le plaisir de travailler pour éponger la désinvolture des équipiers.

Ainsi, outre quelques pointes de travaux aigües, je n'ai rien foutu de ma session d'automne, ce qui m'a permis de faire le tour de l'Europe (ce qui fut super, en passant). Mais dès que les voyages se terminaient et que je revenais à la maison, dans ma résidence avec ma p'tite chambre sans soleil, ma p'tite cuisine trop petite pour inviter du monde et mon absence de pièce commune où perdre mon temps, ben je déprimais pas mal.

Quand à Montréal mon agenda est rempli une semaine à l'avance d'activité diverses et que mes journées oscillent entre l'école, le travail, les devoirs, le bénévolat, la famille et les amis.... je dirais que l'automne a presque, je dis bien presque, eu des relents de punitions...

10 févr. 2008

Dans mes valises - deuxième partie

J'ai récupéré hier mon dernier sac de voyage. Alors que je m'inquiétais en mars de la manière dont j'allais ramener mes bagages d'europe, les nombreux visiteurs que j'ai eu m'ont permis d'alléger ma charge. Mes parents, Pascal et Marie-Christine ont tous ramené un sac plein de mes affaires. J'ai donc pu ramener les paires de souliers supplémentaires, les livres, les souvenirs, les trucs d'été quand il s'est mis à faire froid, mais surtout, mes visiteurs m'ont ramené 5 belles bouteilles de vin! Tsé, des bonnes bouteilles... celle qu'on garde et qu'on déguste en bonne compagnie et en de rare occasions. Je les ai mis dans mon "cellier" avec un malin plaisir!

Malgré le fait qu'ils ont ramené entre 10 et 20 livres chacuns, mon départ de La Haye s'est fait avec beaucoup de difficulté. J'avais deux énormes sacs à dos de 23 kilos chacun, plus ma valise et mon sac à dos à à 10 kilos chacun, pour un grand total de 66 kilos, soit beaucoup plus que mon poids! J'avoue, j'ai beaucoup de fierté féminine mal placée et j'haïe ça avoir l'air faible dans ce genre de situation. Alors le message devait clairement être visible sur mon front: "Oui, je suis rouge. Oui je suis essouflée. Oui, je sue. Mais essaie surtout pas de m'aider, j'suis capable!"
Je me suis donc retrouvée à tirer ces quelques 170 livres seule. J'avais à marcher une distance de 300 mètres pour arriver à la station de train, cela m'a pris 15 minutes. J'ai du les tirer à force de bras dans deux floppées de marches et une fois à l'aéroport, descendre du train et trouver un chariot m'a demandé un effort surhumain.

Le pire, c'est qu'une fois mes valises défaites, je me rends compte que j'ai tellement ramené de trucs inutiles... À chaque fois que je pars en voyage, j'essaie de me raisonner sur les bagages que j'amène/ramène. Bien que je m'améliore de fois en fois, ma tendance personnelle refait encore rapidement surface. C'est de famille, je suis une ramasseuse! Je me dis que plus ça change, plus c'est pareil..

8 févr. 2008

Retour - frette montréalais vs frette européen

Depuis mon retour du Panama, je me gêle tout le long de l'hiver. En 2002, j'étais arrivée au Québec à la mi-janvier sous un froid avoisinant les -30C. Le premier hiver, je n'arrivais pas à enlever mon manteau avant une quinzaine de minutes quand j'entrais à quelque part. Depuis ce temps, je suis une classique fille frileuse.

Et bien, j'ai trouvé cette année la solution pour régler ces petits problèmes d'inconforts de température! Aller passer un hiver en Europe! Le -15C raffraichissant de la Pologne, le -2C édifiant de Vienne et le -5C classique de La Haye m'ont permis d'apprécier notre -10C montréalais.

Je me promène maintenant parfois sans tuque, et il m'arrive d'enlever mes mitaines pour exposer ma frêle peau à notre agréable froid, deux choses inimaginables par le passé. Parce que la grosse différence entre l'Europe et ici, c'est l'humidité. Celle qui frappe, qui pénètre et qui gêle les os, peu importe combien de couche de vêtements on porte. Cette humidité qui nous fait demander qui on a ben pu insulter pour être puni et souffrir comme ça.

D'ailleurs, avec un tel froid, c'est pas surprenant que les Européens aient l'impression qu'on doit mourir de froid au Canada. On a beau essayer de leur expliquer que notre froid est sec, et donc agréable, rien à faire. Moi par contre, je n'oublierais jamais le -2 viennois à s'en coller les narines, ni le -15 polonais à faire crisper la neige et les manteaux. Et quand on annonce -10C ici, j'ai hâte de voir si je vais avoir froid!

27 janv. 2008

Retour - quand on est dû

Lorsque j'ai voulu sortir le 18 janvier, je me suis dit qu'il était vraiment temps de revenir à la maison lorsque j'ai constaté en cherchant une carte d'identité valide dans mon porte-feuille que:
- ma carte d'assurance-maladie était échue
- mon permis de conduire était échu
- ma carte d'étudiante UQAM était échue
- ma carte d'étudiante internationale était échue
- mon visa hollandais était échu
- la seule chose encore valide dans mon porte-feuille était ma mastercard...

19 janv. 2008

Helene en europe - quelques inédits

Avril













Mai











Juin










Juillet














A
oût











Septembre











Octobre














Novembre











Decembre











Janvier

13 janv. 2008

Coupe, coupe, coupe

Après m'être construit une réputation de coiffeuse talentuée et gratuite pendant la session, j'ai eu mon top hier avec 3 coupes de cheveux masculines en 5 heures. Habituellement, je suis toujours satisfaite des résultats et de ma contribution à la beauté de ces hommes, mais hier j'ai gardé un drôle d'impression de ma dernière coupe. Je n'arrive pas à proprement être satisfaite... Y a t'il moyen de l'être avec un double longueuil?

12 janv. 2008

The Last

Sur cette photo intitulée The Last Canadian par Andres, vous avez les informations suivantes:
- y reste plus que moi pour nous représenter à La Haye
- au grand malheur de Manu, Marie et Martine, je suis confortable à me faire appeler - et à m'appeler - canadienne (9 mois à l'étranger...)
- mes cheveux bouclent vraiment
- j'étais bien heureuse malgré tout hier soir au Pub!

236eme journée

Aujourd'hui, ça va mieux qu'hier. Mais hier, ça allait pire que les trois autres journées. Greg est parti, je ne peux plus me confier à quelqu'un qui comprend (linguistiquement et émotionellement). Ça fait partie des choses qui m'ont frappées hier et qui a pas aidé à ce que je me sente comme une merde toute la journée.

8 jours à faire. Pu d'argent, pu d'école, et une gang de braillards autour de moi. Voilà amplement de raisons de vouloir foutre le camp d'ici pour quelques jours. Ma grosse emmerde dans tout cela, c'est que ces aurevoirs sont un gros déjà-vu pour moi. J'ai déjà fait la braillarde il y a 6 ans, et je sais maintenant que les gens importants que j'ai rencontrés dans cet échange, je vais les revoir sans problème. Épargnez moi les larmes et l'amitié exacerbée et hypocrite. Si tu m'as parlé trois fois en 5 mois, si tu ne sais pas mon nom, ou si tu ne connais rien de ma vie personnelle, je ne pense pas vraiment que je vais te manquer, non?

Le sentiment terrible accompagnant la fin d'un échange est bien compréhensible, mais je ne veux pas y être incluse cette fois-ci. C'est pas une fin, c'est jamais une fin, c'est toujours le début de quelque chose d'autre. Mais il faut l'avoir déjà vécu pour savoir ça.

Dans cet élan de sortez-moi-d'ici, j'ai, au cours des derniers 24 heures:
- essayé en vain de changer mon billet de retour (pu de place)
- magasiné sans résultats des billets pour la Croatie et la Bosnie (trop cher)
- communiqué à droite et à gauche pour recevoir des conseils de voyages (merci à Marie et Martine, Charlie et Chelsey)
- magasiné les tout-inclus en Espagne, au Portugal, au Maroc, en Turquie et en Egypte (oui, oui, j'ai besoin de vraies vacances plages)
- presque acheté un billet pour 4 jours en tout-inclus pour l'Egypte avant de me rendre compte que je ne comprenais rien aux conditions d'achat puisque j'étais sur Expedia.NL, en néerlandais
- pensé aller voir François à Minsk (billet hors de prix)
- voulu aller visiter Christoph à Hannovre (il est en examen pauvre chou)

Donc, je disais qu'il y a des choses pas drôles dans la vie, et je suis là-dedans en ce moment. Le pire, c'est la psychologie à 5 cennes, un peu comme celle qu'on sort à quelqu'un qui vient de se faire laisser. C'est toujours amer de se faire dire des conseils faciles quand on les a déjà considéré et analysé. Aussi, mon préféré jusqu'à présent reste celui d'un de mes amis: la bouffe pis le c...l pour se changer les idées!

6 janv. 2008

Fin de vacances

Mes deux supers belles semaines de vacances etant quasi terminees, j'anticipe amerement le retour vers ma petite chambre de residence neerlandaise dans deux jours. Me semble que je voudrais deja etre revenue au Quebec...

22 déc. 2007

Derrière chez moi y'a un étang

Et derrière chez moi, y'a ça. Y devait y avoir un ingénieur civil en manque de job: l'été, la théière crache de l'eau dans le canal.

21 déc. 2007

L'épicerie hollandaise

Y'a quelque chose de frappant qui se passe à chaque fois que je vais à l'épicerie ici. Je suis dans la très longue file (pour une raison encore inconnue, ça prend toujours 10 minutes passer à la caisse). Mon tour arrive enfin de mettre mes choses sur le tapis roulant. La personne me précédent s'empresse de mettre un petit batonnet pour séparer ses trucs des miens. Ai-je dit s'empresse? En fait, c'est comme un moment de furie: le hollandais sort de sa stupeur et prend le petit batonnet, le dépose avec vigueur, et accompagne souvent le tout d'un vilain regard suspicieux envers moi.

Ça arrive souvent aussi avec la personne me suivant. N'ayant pas de batonnet sous la main, elle réarrangera ses choses sur le tapis roulant 2 ou 3 fois de manière compulsive avant de pouvoir y officialiser cette séparation avec un batonnet.

Je ne sais pas si vous percevez l'urgence que j'essaie de vous décrire, mais c'est comme si le hollandais moyen a peur que, prise d'un désir soudain de manger ses bitterballens ou son gouda, je prenne ses trucs, je paie pour et que je parte avec. Stupéfiant!

20 déc. 2007

fait frette!

L'hiver Dutch est arrivé. Y fait frette. Il y a un petit givre partout, pas de neige et certains petits canaux sont gêlés. Ah oui, pis on a un beau -5C. On s'entend, en temps normal, -5C, c'est pas la fin du monde. Mais ici, c'est -5C avec-vent-de-la-mer-du-Nord-vous-frappant-le-visage et avec-humidité-qui-vous-glace-les-os-et-qui-vous-fait-regretter-d'avoir-pensé-qu'un-hiver-aux-Pays-Bas-pourrait-être-agréable, c'est pas mal moins l'fun. Fait frette, pis j'aime pas ça avoir frette comme ça.

19 déc. 2007

Ik spreek niet Nederlands

Je me confesse, après 4 mois aux Pays-Bas, je ne parle aucunement néerlandais. Je n'en suis même pas au stade où je peux dire bonjour, c'est combien, à la prochaine. Je ne parle aucunement cette langue.

D'abord, il y a le fait qu'on peut se débrouiller absolument partout en anglais. Puis, il y a le fait que je n'ai pas suivi de cours de hollandais et que je n'ai donc aucune base avec cette langue bizarre. J'ai beau avoir suivi deux années d'allemand, y reste que c'est deux langues bien différentes. Finalement, je connais - comme dans j'y ai déjà parlé et je peux dire son nom - en tout et pour tout 6 hollandais. 6!

Pour lire et minimalement comprendre, ça va encore. Mais à l'oral... Le Hollandais est fait de mots très gutturalement sec, du fin fond de la gorge. Si vous pensez que les Allemands parlent en faisant des bruits de gorge, vous n'avez rien entendu! Le Dutch lui-même n'est donc pas des plus facile à prononcer: Rijswijkseweg, Van Mussenbroekstraat, Scheveningen.

Donc la manière que j'ai trouvé pour survivre ici est de jouer aux devinettes:
Example 1. Extrait de wikipedia: De gemeente Den Haag maakt deel uit van het kaderwetgebied Haagladen (980.000 inwoners)
Indice: 980 000, ça ressemble à un nombre d'habitant..
Réponse: La Haye et ses environs doit avoir 980 000 habitants!

Example 2. Je n'arrive jamais à me souvenir du mot pour porc (varkensvlees). Pour être sûre de ne pas acheter du veau (kalfsvlees) ou du boeuf (rundvlees), je dois trouver un filet de porc et regarder le nom.

Example 3. Essayant de prendre le Tram, je me retrouve face à l'information suivante:
De tram rijdt in beide richtingen door de Jan van der Heijdenstraat en stopt dan ook weer bij de halten 'Broeksloot', 'Lorentzplein' en 'Oudemansstraat'.
Indice: Les trois derniers mots sont des stations... Est-ce que le Tram y arrête ou pas?
Réponse: attends pis tu verras.

Je crois que marie a été surprise de constater que je ne parle pas néerlandais après tout ce temps passé ici. J'ai effectivement rapidement laissé tombé mon apprentissage de cette langue. J'ai été déçue un moment, puis je me suis souvenue que Jules avait dit après son passage à Amsterdam que certains Hollandais aiment mieux être les seuls à parler leur langue. Ça me fait plaisir de la leur laisser!

18 déc. 2007

The Hague, International City

Dans le cadre de mon cours qui sert à m'apprendre comment les hollandais sont beaux et gentils et comment la Hollande est un pays accueillant, cultivé et passionant, nous avions une présentation aujourd'hui nommée The Hague, International City.

L'orateur était le Deputy Mayor de la ville, un certain Frits Huffnagel. Il est arrivé flanqué de deux conseillers, c'est rassurant une délégation de trois personnes pour une quarantaine d'étudiants... La présentation était somme toute très ennuyante, avec comme highlight le moment où m. Huffnagel nous a humblement expliqué qu'il avait créé seul le slogan Iamsterdam pour la ville d'Amsterdam (rappelons que ses deux conseillers sont assis dans la salle, ce qui laisse à supposer qu'il ne travaille pas seul!). Bref, il était là pour nous expliquer comment La Haye est une ville internationale (vrai), accueillante (discutable, surtout quand certains d'entre nous se font systématiquement refuser l'entrée aux bars de la ville par discrimination) et sécuritaire (très relatif, alors que certaines collègues se sont fait attaquer dans les rues ou le tram).

Sa présentation a finit, et je lui ai alors posé une question. Je vous fait une mise en contexte rapide: mon visa d'étudiante pour les Pays-Bas m'a coûté 450 euros pour 5 mois, ce qui équivaut à mon budget d'un mois à montréal. Mes amis qui sont en Belgique ont payé moins de 100 dollars canadiens. J'ai donc demandé à monsieur le Deputy Mayor ce que la ville de La Haye, qui se dit ouverte sur l'international, comptait faire pour mettre de la pression sur le gouvernement national pour faire changer cette politique.

Sa réponse?
I didn't know
.
C'est tout. Il n'a pas répondu, n'a pas enchaîné en faisant un petit discours politiquement correct sur comment c'est effectivement un problème et qu'on devrait effectivement essayer de faire diminuer cette somme. Je m'attendais quand même à une réponse pré-mâchée et moulue, mais I didn't know? J'ai franchement été décue.

Le bas de Pays-Bas

Dans ma non-compréhension des principes scientifiques les plus simples, j'avoue que j'étais jusqu'à récemment subjuguée par le bas de Pays-Bas. Je comprenais qu'une partie du pays soit située sous le niveau de la mer, mais je ne comprenais pas trop le comment c'était physiquement possible.

Vous vous souvenez quand les digues de la Nouvelle-Orléans ont cédés et qu'une partie de cet état a été inondé? Et bien c'est la même chose ici, des digues retiennent l'océan. Techniquement donc, je suis en zone très inondable!

(Je vais faire une petite parenthèse. Pays-Bas, c'est le pays. Soit en anglais, the Netherlands. Un néerlandais est donc un habitant des Pays-Bas. La Hollande, c'est la région où j'habite, et c'est aussi la partie inondable des Pays-Bas. Un hollandais, c'est techniquement un habitant de la province. Techniquement. mais j'aime mieux hollandais que néerlandais pour être honnête, c'est plus coulant! Fin de la parenthèse)

C'est pas nouveau, avant même que les romains arrivaient, les ancêtres des hollandais drainaient les terres pour les utiliser pour de l'agriculture. Pour éviter les inondations, ils construisaient les maisons sur des petites buttes, parfois jusqu'à 10 mètres plus haut que le reste. À partir du 10eme siècle, les hollandais commencent à construire des digues pour protéger les terres de possibles inondations. Certaines sont construites directement à côté de la mer et ce sont celles qui empêche l'eau d'envahir les terres. Certaines autres sont positionnées en plein milieu du pays, et elles servent à bloquer l'eau qui pourraient arriver de grandes rivières en Allemagne en cas d'inondation. Parce que si les Pays-Bas sont sous le niveau de l'eau, l'Allemagne ne l'est pas, ce qui veut dire qu'une rivière sortie de son lit voudra traverser la Hollande pour retourner à l'océan. La dernière fois qu'une telle inondation est arrivée, c'était en 1573. Certaines de ces barrières sont flexibles, par exemple en cas d'inondation, certaines autoroutes vont être fermées à la circulation et des barrières vont être apposés sous les viaducs pour fermer ces digues.

Au 17eme siècle, les hollandais utilisent des moulins à vent pour draîner l'eau des terres. Ces moulins apparaissent partout et permettre de réclamer encore plus de terre à l'océan. Certains immenses lacs seront ainsi vidés, entre autres directement là où se trouve l'aéroport de Schiphol à Amsterdam. Aussi n'est-ce pas rare de circuler sur l'autoroute et de constater que le niveau de la mer à notre gauche est en fait 2 mètres au dessus de nous, retenu par une digue, ou que le canal à côté de l'autoroute est en fait à la hauteur de notre fenêtre...

Pendant toutes ces années, les inondations sont fréquentes: 1421, 1530, 1570, 1717 (il y en aurait eu 111 entre l'an 1000 et 1953...). En 1730, le vert à bois arrive en Hollande via un bateau de commerce (la spécialité hollandaise à l'époque). Les digues étant malheureusement en bois, les hollandais doivent, comme à leur habitude, faire preuve d'une immense imagination pour bloquer le fléau et empêcher d'autres inondations. La plus récente inondation aux Pays-Bas a été en 1953 (2000 noyés).

Les hollandais sont les premiers à avoir enregistré des données sur la hauteur de la mer. Le Amsterdams Peil a été installé sur un canal à Amsterdam en 1683 et il s'agit de la plus vieille référence sur le niveau de l'eau au monde. 300 ans de données sur le niveau de la mer qui deviennent très utiles pour combattre la prochaine menace qui plane sur ce pays. Parce que le niveau de la mer montant, les Pays-Bas risquent effectivement une inondation titanique et mortelle. Le plus intéressant, c'est qu'alors que le niveau de l'eau monte, la structure organique qui se trouve sous le pays tend à s'affaiser. L'eau monte, le pays descend! On prévoit de 40 à 50 cm d'affaisement au cours des prochaines 50 années.

Les changements climatiques sont donc un immense défi pour ce peuple résilient. Les pluies se sont intensifiées en Europe au cours des dernières années/décennies et les étés sont plus secs (certains rivières et canaux se sont asséchés en 2003). De plus, 16 millions de personnes vivent sur un territoire un peu plus grand que la Gaspésie, avec une densité de 395 personnes par kilomètre carré. Plus de citoyens, équivaut à plus d'investissements, plus d'expansion territoriale et plus de territoire et de gens à protéger des inondations.

L'eau monte, le pays descend, la population s'étend, et qu'est-ce que les hollandais font? Ils cogitent des solutions pour ne pas mourir noyé. J'ai utilisé résilient au dernier paragraphe. C'est vraiment le terme parfait pour les néerlandais. Ils apprennent et tentent d'éviter les mêmes erreurs et c'est un peuple des plus inventifs. Les carrières de Watermanager sont des plus populaires dans ce petit pays et des milliers de personnes travaillent pour effectuer des monitorats du niveau de la mer, pour inspecter les digues ou encore pour donner de l'expertise mondiale, comme quand Katrina est passée en Nouvelle-Orléans. D'ailleurs, la population locale n'est absolument pas alarmée par les alarmes telles qu'on en a eu il y a un mois ou deux. Pff disent-ils, nous sommes protégés!

Les solutions aux changements climaiques? Les hollandais en ont plusieurs. On travaille déjà à monter le niveau du sol à certains endroits. On pense augmenter la hauteur de certaines digues. Plusieurs vivent déjà aussi sur des maisons flottantes sur les canaux d'Amsterdam (mais est-ce par souci catastrophique ou fiscal...) et on teste déjà des prototypes de maisons à pilotti flottantes. La dernière solution, construire des villes dans l'océan, comme le Dubai Waterfront.

Et je terminerai sur un dicton hollandais de toute éloquence: God created men. Dutchmen created the Netherlands.

17 déc. 2007

Nowel

Malgré les branches de sapin sèches dans ma chambre, ça sent toujours pas Noël. Me semble que je suis plus excitée que ça d'habitude.

Le petit gel et le vent de la mer froid d'aujourd'hui ont amplifié un peu l'hivertitude de La Haye, mais sans plus. Pas de sentimentalité des fêtes exhacerbée donc.

Mais, mais, mais, j'ai reçu une belle carte de Noël! Grazie mille Zia e Zio!

Qualificatifs

Notre échange tire à sa fin et ça se sent. François repart en fin de semaine, et je vais voir Laurence pour une dernière fois en Europe ce mercredi. Les Italiens et les Grecs passent le temps des fêtes ici, alors que les Français, les Allemands et Autrichiens et la plupart des Espagnols retournent chez eux.

En vue de ces derniers aurevoirs, notre association d'étudiants d'échange avait lancé un concours où on devait voter pour monsieur et madame erasmus/stoned/drunk/faithful/unfaithful/lazy/smart/brain/lover.

Et selon le vote de mes collègues étudiants d'échange, je suis madame smart ET madame brain. (un des deux aurait très largement suffit!!) Londres oblige, je n'étais pas là à mon couronnement, alors la jolie et tout aussi intelligente Laurence étant deuxième pour ces deux titres, elle s'est fait un plaisir saoul fou de prendre ma place!

Les joies de l'hiver

Une des premières gelées est tombée la nuit passée. Ce matin, je traverse tranquillement la rue avec ma petite lumière piétonne quand un connard qui n'a pas pris la peine de déglacer la vitre du côté passager tourne le coin de rue et me fonce dessus. Je l'évite élégamment (j'ai déja bu mon café, je suis réveillée) et me mets à frapper sur sa vitre, pour lui démontrer qu'il a failli me rouler dessus par paresse de dégivrage.

Ah les joies de l'hiver. On les retrouve partout, même la ou la neige se pointe une fois par siècle.

Je m'interroge tout de même, est-ce par paresse, par retard ou par absence de déglace-vitre sous la main l'hiver... peut-être que ma petite hollandaise pourra répondre à cela..

11 déc. 2007

fin de session

de ce qu'internet me permet de percevoir, la fin de session est arrivée au Québec. Constatant cela, j'ai trouvé surprenant de ne pas être en train de m'écrouler sous une tonne de travaux de fin de session. J'ai donc fait un liste de choses à faire avant de partir pour Prague le 24 décembre:
- texte de 1000 mots.
- texte de 3 pages
- travail de 2 pages
- présentation orale de 10 minutes

Je trouve ça aussi douteux que vous, mais c'est effectivement ma petite fin de session. On dirait que je suis revenue au cégep, a stresser avec des projets de 4 pages! L'avantage, c'est que je pars l'esprit tranquille pour Londres, que je vais avoir terminé mes travaux avant Noël et que je n'aurais qu'à minimalement me préparer à mon retour pour mon unique examen le 10 janvier.

Ça fait changement pour une fois! Vive les échanges!

6 déc. 2007

Vélo - deuxième partie

J'ai jamais relancé la chose, mais j'ai effectivement trouvé un vélo, officiellement non-volé.

Ça fait un petit bout que je voulais vous parler de la bizzareté du phénomène cyclable aux Pays-Bas. Une série de choses à savoir d'abord. Les pistes cyclables sont partout. Partout. Dans les grandes villes, entre les grandes villes, sur les bords de routes, d'autoroutes, dans les champs, dans les petites villes, dans les villages. Il y a toujours soit un accotement délimité, soit une piste à part entière.

Puis, le vélo à priorité sur le piéton et l'automobiliste. Donc beaucoup moins de chances d'accidents. De ce fait, personne ne porte de casque, pas même les enfants.

De par la facilité et l'accessibilité de la chose, tout le monde fait du vélo. Des parents, avec un bébé à l'avant et un enfant à l'arrière, des amis qui trainent d'autres amis sur leur vélos, des hommes d'affaires en veston cravate, des femmes en petits tailleurs, même la famille royale fait du vélo (voir photo)!

à vélo, on peut transporter toutes sortes de choses. Un chien, une plante, des matériaux de constructions...

Les enfants apprennent rapidement à faire du vélo. Dans le parc, j'ai déjà vu un garçonnet de 2 ou 3 ans sur un vélo en bois... et non, il n'y avait pas de petites roues! Disons que la stabilité dudit vélo était assuré par ses grosses et lourdes roues de pratiquement 10 cm de largeur!


le lourd cadenas du vélo vaut souvent plus que le vélo lui-même. Souvent, on est plus fâché de la perte du cadenas que du vol du vélo lui-même... Les hollandais pensent aussi de manière un peu contradictoire qu'il est mal de voler un vélo, mais qu'il n'y a aucun problème à acheter un vélo d'un receleur. Mais je vous ai déjà parlé de ce fabuleux phénomène!

Bon. Ces petits énoncés faits, j'engage le vif du sujet: les différentes techniques de pédalement sur un vélo hollandais!

De par sa forme, le vélo Dutch force à pédaler en position assise, et non inclinée vers le guidon comme sur un vélo de montagne. Il y a beau ne pas avoir d'important dénivellement aux Pays-Bas, il y a tout de même quelques pentes, viaducs et collinettes à monter. Cela donne donc lieu à différentes techniques et interprétations de l'utilisation du vélo hollandais qui, rappelons le, a souvent une seule vitesse!

Technique 1 - Pédalement debout
À l'approche de l'inclinaison, faire en sorte que le fessier quitte la selle pour mettre le corps en position quasi verticale. Faire tourner le pédalier en utilisant le poids du corps pour appuyer fortement sur les jambes. Se rasseoir une fois l'inclinaison surmontée.

Technique 2 - Pédalement assis avec fortes utilisations des jambes
Cette technique requiert un peu plus de vigueur dans les jambes mais peut facilement être utilisée si l'inclinaison est plutôt faible. À l'approche de l'inclinaison, garder le haut du corps bien droit, les mains apposées sur le guidon avec une poigne vigoureuse. Utiliser la force des jambes, cuisses et molets, pour mettre la pression suffisante pour actionner le pédalier. Advenant l'impossibilité de faire avancer le vélo correctement, soit de par la sévérité de l'inclinaison, ou de par une atrophie musculaire spontanée ou récurrente, procéder avec la technique 1.

Technique 3 - Pédalement assis avec fort balancement du corps
À l'approche de l'inclinaison, garder le fessier bien en selle, les mains apposées sur le guidon, et utiliser le haut du corps comme balancier. L'idée est d'instaurer un mouvement du torse syncronisé avec chaque coup de pédale. Cette technique est couramment utilisée, bien qu'horrible au visuel et douteuse au niveau de l'endurance physique.

Technique 4 - la marche
Considérant la facilité géographique du terrain et les conditions légales accompagnant la pratique de ce sport, si aucune option précédente ne fonctionne, on recommande d'abandonner l'utilisation du vélo.

 

Free Blog Counter