10 févr. 2008

Dans mes valises - deuxième partie

J'ai récupéré hier mon dernier sac de voyage. Alors que je m'inquiétais en mars de la manière dont j'allais ramener mes bagages d'europe, les nombreux visiteurs que j'ai eu m'ont permis d'alléger ma charge. Mes parents, Pascal et Marie-Christine ont tous ramené un sac plein de mes affaires. J'ai donc pu ramener les paires de souliers supplémentaires, les livres, les souvenirs, les trucs d'été quand il s'est mis à faire froid, mais surtout, mes visiteurs m'ont ramené 5 belles bouteilles de vin! Tsé, des bonnes bouteilles... celle qu'on garde et qu'on déguste en bonne compagnie et en de rare occasions. Je les ai mis dans mon "cellier" avec un malin plaisir!

Malgré le fait qu'ils ont ramené entre 10 et 20 livres chacuns, mon départ de La Haye s'est fait avec beaucoup de difficulté. J'avais deux énormes sacs à dos de 23 kilos chacun, plus ma valise et mon sac à dos à à 10 kilos chacun, pour un grand total de 66 kilos, soit beaucoup plus que mon poids! J'avoue, j'ai beaucoup de fierté féminine mal placée et j'haïe ça avoir l'air faible dans ce genre de situation. Alors le message devait clairement être visible sur mon front: "Oui, je suis rouge. Oui je suis essouflée. Oui, je sue. Mais essaie surtout pas de m'aider, j'suis capable!"
Je me suis donc retrouvée à tirer ces quelques 170 livres seule. J'avais à marcher une distance de 300 mètres pour arriver à la station de train, cela m'a pris 15 minutes. J'ai du les tirer à force de bras dans deux floppées de marches et une fois à l'aéroport, descendre du train et trouver un chariot m'a demandé un effort surhumain.

Le pire, c'est qu'une fois mes valises défaites, je me rends compte que j'ai tellement ramené de trucs inutiles... À chaque fois que je pars en voyage, j'essaie de me raisonner sur les bagages que j'amène/ramène. Bien que je m'améliore de fois en fois, ma tendance personnelle refait encore rapidement surface. C'est de famille, je suis une ramasseuse! Je me dis que plus ça change, plus c'est pareil..

quatorze février

à ce moment ci de l'année, y'a ceux qui pestifèrent contre la saint-valentin, ceux qui s'en réjouissent et ceux qui stressent. Personnellement, aucun des trois ne m'emballe, je suis plutôt de la catégorie Relax man.

Je ne ferai pas d'élucubrations infinies sur la chose ici. Je vais juste partager un petit clin d'oeil avec vous. Frank Warren roule depuis quelques années un blog qui se nomme Post Secret. Le principe est simple, les gens lui envoient des cartes postales avec un de leur secret écrit dessus. Les secrets sont publiés chaque dimanche sur son blog et il les a aussi publié dans des livres.

Il fait souvent des spéciaux quand des thèmes se recoupent, et j'ai bien apprécié celui d'aujourd'hui, que je partage avec vous.

8 févr. 2008

Retour - statut: occupée

c'est l'fun être revenue. Je flotte encore sur ma bulle, et j'vous avouerais que j'aime ça. En fait, le temps passe, mais on dirait que mon contentement est sur pause. un long pause qui me permet de respirer chaque bouchée d'air avec émerveillement.

j'ai vraiment trouvé le temps long en Europe. Les moments solitaires me pesaient comme si on était 10 à être seuls, mais que toute cette solitude me retombait sur les épaules. M'emmerder, c'était la fin du monde. Pas de bibliothèque, pas de divertissement, peu de bonnes discussions, peu de bonnes soirées.. Si je m'emmerde ici, j'ai ma guitare, mes bds, mes livres d'école, mes photos, mes vieux journaux intimes, ma tivi (quoi que c'est vraiment en dernier recours). Ici, je m'arrange aussi pour pas me laisser le temps de m'emmerder. Je m'arrange pour que mon agenda soit si rempli que vous ragiez quand je vous donne rendez-vous dix jours plus tard pour une bière. Mais moi, ça me tient occupée.

En plus, ici j'ai de l'école, je travaille et je fais du bénévolat. Si ça te remplit pas une semaine ça... C'est tout ça qui manquait en Europe. Être occupée. point final. Je suis une fille qui a besoin d'être occupée, d'avoir dix millions de projets, d'occupation, de gens à voir, de choses à faire. Ça, je le savais. Ce que je ne savais pas, c'est que c'était si important!

Je disais donc, je flotte encore sur ma petite bulle. Je suis loin d'avoir revu tous le monde que je voulais voir. Mais j'ai réussi à renouer avec certaines vieilles habitudes: Jules à Kino, les burgers de la Paryse, la bière du ch'val blanc, le numéro 44 du Christal no5, les 5 à 7 science po et même le Canadien!

Mais le plus mieux du retour, c'est que à toutes ces activités, vous êtes là..

Retour - frette montréalais vs frette européen

Depuis mon retour du Panama, je me gêle tout le long de l'hiver. En 2002, j'étais arrivée au Québec à la mi-janvier sous un froid avoisinant les -30C. Le premier hiver, je n'arrivais pas à enlever mon manteau avant une quinzaine de minutes quand j'entrais à quelque part. Depuis ce temps, je suis une classique fille frileuse.

Et bien, j'ai trouvé cette année la solution pour régler ces petits problèmes d'inconforts de température! Aller passer un hiver en Europe! Le -15C raffraichissant de la Pologne, le -2C édifiant de Vienne et le -5C classique de La Haye m'ont permis d'apprécier notre -10C montréalais.

Je me promène maintenant parfois sans tuque, et il m'arrive d'enlever mes mitaines pour exposer ma frêle peau à notre agréable froid, deux choses inimaginables par le passé. Parce que la grosse différence entre l'Europe et ici, c'est l'humidité. Celle qui frappe, qui pénètre et qui gêle les os, peu importe combien de couche de vêtements on porte. Cette humidité qui nous fait demander qui on a ben pu insulter pour être puni et souffrir comme ça.

D'ailleurs, avec un tel froid, c'est pas surprenant que les Européens aient l'impression qu'on doit mourir de froid au Canada. On a beau essayer de leur expliquer que notre froid est sec, et donc agréable, rien à faire. Moi par contre, je n'oublierais jamais le -2 viennois à s'en coller les narines, ni le -15 polonais à faire crisper la neige et les manteaux. Et quand on annonce -10C ici, j'ai hâte de voir si je vais avoir froid!

4 févr. 2008

Retour - les plaisirs de la marche

Cet article de la presse m'a fait réaliser à quel point je suis heureuse d'être retournée à ma petite routine de marche montréalaise. 15 minutes jusqu'à l'école, une demi-heure jusqu'au boulot, juste assez pour se sentir mieux, pas assez pour suer écoeuremment.

Sur le chemin, je peux m'arrêter pour bouquiner, pour boire un thé ou pour acheter mon souper. Montréal à pied, c'est c'qu'y a de mieux!

1 févr. 2008

Berlin

Alors outre les aventures douanières déjà contées, je suis arrivée à Berlin fatiguée, mais excitée de découvrir cette ville dont j'avais nombre fois entendu l'éloge.

Je vais donc à mon auberge, le Meineiger, qui se trouve à quelques stations du centre-ville. Pour 11 euros par nuit, incluant un déjeuner très copieux, c'était un choix parfait! Le personnel de l'auberge m'a tout de suite conseillé de suivre un tour guidé pour apprendre à connaître la ville, ce que je me suis empressée de faire.

Le principe de ce tour guidé est super. Tous les guides ou presque sont des jeunes qui sont venus de passage touristique ou étudiant dans la ville et qui n'en sont jamais repartis. Le tour permet principalement de couvrir la montée du Nazisme en Allemagne, la guerre, puis l'installation du communisme dans la partie est de la ville et la dichotomie Est-Ouest installée par la suite, avec le Mur de Berlin puis sa chute si connue. Et le plus trippant, c'est que le tour est gratuit. Le guide n'est payé que par le pourboire des clients, alors c'est tout à son avantage de donner le meilleur tour qu'il peut! On donne ensuite le pourboire qu'on peut donner et celui qu'on croit être acceptable. On peut suivre des tours similaires à Berlin bien sûr, mais aussi à Amsterdam, Londres et Madrid, entre autres.

Alors qu'on attendait près de la fameuse porte de Brandenburg (ci-haut), j'ai eu ma première surprise. Sur un coin de Pariser Platz, à droite de la porte, se dressait un drapeau québécois... Mon guide m'a gentiment expliqué que c'était la maison du Québec à Berlin. Ah! On a quand même choisi un emplacement empli d'histoire pour son emplacement! L'ambassade canadienne est quant à elle quelques centaines de mètres plus loin. Na na nère!

Berlin a une drôle de manière de vivre son passé trouble. Il semblerait que les allemands aient tenté d'oublier le double leg dictaturial du nazisme et du communisme, et que la réalité leur revient au visage. Pendant des années, on a laissé des pans entiers du mur de Berlin être vendu, exporté, détruit ou encore réduit à l'état de souvenir touristique. Il n'en reste maintenant qu'une centaine de mètre encore debout, et une autre centaine en pièce minuscule dans les boutiques de la ville. Non pas que conserver le mur en entier aurait été une bonne idée, mais la petitesse du pan qui reste n'est absolument pas représentative du symbolisme de cette séparation. Ou encore, des tours à logement sont érigées autour de l'emplacement du bunker d'Hitler. Sans vouloir conserver le bunker lui-même et ainsi permettre l'idolâtrage d'Hitler sur ce lieu, il aurait été propice d'utiliser cet endroit pour un quelquoncque lieu de mémoration ou un musée. Mais à la place, se dresse le stationnement des tours avoisinantes.

Bref, parmi les choses intéressantes à découvrir dans Berlin et qui commémorent la Seconde guerre se dresse le mémorial Holocaust Denkmal für die ermordeten Juden Europas, erigé en 2005 à quelques pas de l'emplacement du Bunker d'Hitler. 2711 stèles se trouvent sur cet espace et au plus creux du monument, les bruits de la ville s'effacent pour laisser place à la réflexion et au recueillement. C'est vraiment un endroit bizarre et l'architecte New Yorkais Peter Eisenman a très bien réussi sa mission de conservation de la mémoire des juifs de l'holocauste.

Le lendemain, marchant dans la rue, j'ai entendu un groupe de Québécois en train de parler de l'autre côté de la rue, et se demandant qui allait prendre leur photo. Je me suis approché et je leur ai offert de prendre la photo pour eux. C'était des étudiants en langues dans différents Cégeps et qui venaient de passer 1 mois à Berlin dans le cadre d'un échange culturel, chose que beaucoup d'amis à moi avait fait il y a 4 ans. Drôle de rencontre spontanée!

Berlin est vraiment une ville sympathique et remplie de choses à voir et visiter. Pour quelqu'un s'intéressant minimalement à l'histoire, Berlin est aussi une mine d'or. On peut visiter un site en l'explorant sous l'aspect naziste, et y revenir et refaire le même parcours sous la loupe de la présence communiste. La plupart des édifices importants ont été utilisés par les deux groupes, seules les insignes et les ennemis changeaient...

29 janv. 2008

surprise!

à mon départ d'Amsterdam, j'ai eu quelques problèmes et j'ai dû téléphoner à ma mère. Le bill sur ma mastercard? 39$ pour un appel de 1 minute et demie.

Quelle belle surprise!

27 janv. 2008

Retour - plus ça change...

Premières observations d'une fille qui vient de passer 9 mois ailleurs et qui revient dans sa métropole et dans sa province:
- hein, une piste cyclable sur maisonneuve? Yeah! Une piste cyclable sur maisonneuve!
- (au lendemain d'une soirée dans un bar)... je pue la cigarette... NOT! (trèeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees plaisant)
- ah ben quin, l'îlot voyageur de l'UQAM a pas avancé d'une miette, et y'ont même pas l'air parti pour faire quelque chose avec le peu qui est déjà construit!
- les automobilistes sont tous aussi sympathiques et avenants qu'avant...
- le vin, c'est cher. ouch.

Retour - quand on est dû

Lorsque j'ai voulu sortir le 18 janvier, je me suis dit qu'il était vraiment temps de revenir à la maison lorsque j'ai constaté en cherchant une carte d'identité valide dans mon porte-feuille que:
- ma carte d'assurance-maladie était échue
- mon permis de conduire était échu
- ma carte d'étudiante UQAM était échue
- ma carte d'étudiante internationale était échue
- mon visa hollandais était échu
- la seule chose encore valide dans mon porte-feuille était ma mastercard...

Retour - le party!


Nous sommes 5 amis à être partis pour l'étranger en même temps, aussi nous avons décidé de faire la fiesta de retour en commun! Pierre est parti 4 mois à Boston, Nicolas a passé 4 mois à Liège, accompagné de Marie-Eve et Martine qui ont elles prolongé à 5 mois leur séjour européen. Et mon cas, et bien vous le connaissez déjà!

C'était pas mal le même concept que mon party de départ du 20 avril, c'est-à-dire un bar et une invitation lousse pour plein d'amis. On était une bonne centaine hier à la Quincaillerie venus célébrer tout et rien, mais surtout prendre une bière et se faire une tite jasette - trop souvent rapide.

Alors qu'il y a neuf mois la version 1 de ce party était venue concrétiser mon départ et augmentait mes angoisses, la version 2 s'est révélée être des plus rassurantes. Tous ces visages connus, ces gens heureux et sympathiques, ces calins, bisoux, poignées de mains m'ont aidé à reposer mes ailes sur montréal. En chemin vers la maison, l'allégresse de la soirée m'a fait prendre conscience que j'étais bel et bien revenue, mais surtout heureuse de l'être.

24 janv. 2008

Gérard

Mon vieux numéro de téléphone ayant été assassiné pendant ces 9 mois à l'étranger, je me suis doté d'un téléphone cellulaire hier. J'aime pas les cellulaires parce que:
1. c'est cher
2. c'est chiant
3. j'aime pas le principe d'être rejointe partout

Alors je sors du bureau à 18h15 hier et je marche vers l'UQAM. Une fois au coin de Saint-Denis, je m'aperçois que mon cel est tombé de ma poche. M***E! Je refais le chemin jusqu'au bureau, fais le tour, interroge les gardiens de sécurité, téléphone deux fois sur mon cel et me laisse un message. Je repars, fais le même chemin à l'inverse les yeux rivés sur les trottoirs enneigés. Et re-m***e, ça c'est de l'argent jeté par les fenêtres.

De retour à la case départ, j'appelle mon cel pour une ultime tentative.
Dring.
Décroche, bruits étouffés et musique d'ambience pendant une dizaine de seconde.
Moi - Allo? Allo?
Homme - Ouin, t'as perdu ton telephone?
Moi - Oui! J'suis vraiment contente que vous l'ayez trouvé!
Homme - 1230 Saint-Laurent.
Moi - Hein?
Homme - 1230 Saint-Laurent. Demande le DJ. S't'un bar de danseuse.
Moi - ......... ah.........euh..........ok.
Homme - Moi c'est Gérard. Ça fait 25 ans que j'suis Dj icite.
Moi - Ok Gérard, j'arrive.

Un peu sous le choc, je reprend la route et refais le même chemin pour la quatrième fois en 45 minutes, me préparant mentalement à entrer dans l'antre ultime masculine pour la première fois de ma vie. Je rentre dans le bar avec mon sac à dos et ma tuque d'écolière, je fais un peu la toffe qui sait ce qu'elle fait et je me dirige vers le bar. À gauche, une danseuse sur une chaise qui attend son tour. À droite, une serveuse en simple appareil et le stage, où se trémousse une ardente employée.

Moi, au barman: Scuse, je cherche le DJ?
Barman, d'un signe de la tête en direction de l'entrée: mphhh.

Je repars donc vers l'entrée, contente de ne pas avoir à m'engoufrer encore plus dans cet endroit somme toute un peu trop glauque pour moi.

Moi - Salut, c'est moi pour le cel.
Gérard - Ah! Sais-tu, y'es bizarre ton téléphone. Le mien, regarde ça, on pèse icite pour répondre. Le tien par contre, j'ai pas compris comment répondre. L'affaire, c'est qu'y faut l'ouvrir, pis la répondre! J'suis pas si vieux que ça, j'ai compris!
Moi - Super! En tk, merci ben hein. C'est pas mal de trouble perdre son cel.
Gérard - Ben regard', moi l'autre jour, j'ai oublié le mien icite. Pis là, ben le lendemain, y'était encore là, pis personne avait appelé. Une chance hein!
Moi - Ben oui.
Gérard -Qu'es tu faisais dans le coin pour perdre ton téléphone de même?
Moi - Je travaille à Hydro juste à côté.
Gérard - Ah ben. Moi là, ça fait 25 ans que j'suis DJ icite. Tu t'rends compte, je regarde même pu les totons!
Moi - ... haha.... C'est Gaétan ton nom que tu m'as dit?
Gérard - Gérard. Mais j'en ai un Gaétan, un gars d'Hydro justement, y vient icite depuis 20 ans!
Moi - C't'un bon client ça..
Gérard - Tiens, avant que tu partes, j'ai d'quoi pour toi. Tend minute.
Gérard fouille dans son manteau.
Gérard - Tsé, avec l'argent pis toute, ben tsé, t'es étudiante fak t'en as p't'être pas beaucoup là.. Pis ton chum sera peut-être pas content de voir ça dans ton porte feuille, mais en tk, moi je trouve ça ben pratique à garder sur toi.

Alors que Gérard continue de fouiller dans manteau, je capote. Il veut m'offrir une job de danseuse? Pire, escorte? J'ai juste perdu mon cel moi... je veux pas de job de danseuse... Et Gérard de me tendre... un calendrier 2008 format porte-feuille avec une fille tout-nu sur le dessus!

J'aime les cellulaires parce que quand on les perd, on rencontre du monde sympathique!

23 janv. 2008

Retour - le jetlag

l'infâme décallage horaire... certains le trouve plus facile à surmonter au retour d'Europe, d'autres à l'aller... moi j'y vois pas de différence outre que mon corps et ma tête ne s'entendent jamais sur ce qui devrait être bon pour moi.

Le premier soir, ma famille m'a tenu réveillée jusqu'à une heure très décente. Je tâchais de ne pas m'asseoir, et l'alcool m'aidait sympathiquement à tenir. Le bain qui s'en est suivi m'a par contre complètement achevée et je me suis endormie dedans. Quelques secondes seulement, juste le temps de faire un cauchemard de noyade.

Le lendemain matin, je me suis réveillée vers 5am. Pas éveillée, réveillée. Après avoir passé deux heures à me tourner à droite et à gauche, je suis allée me faire un café et lire le journal. Ce soir là, mon corps m'a mis au lit à 21h30.

Le lendemain, je me suis réveillée avec la certitude que j'avais combattu le jetlag. Mouahaha - me suis-je dit - il doit bien être 7am minimum! Je vais attendre le réveil pour prouver que j'ai gagné!
À ce moment, j'étais bien sur bien réveillée. 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes... un coup d'oeil à l'horloge m'a confirmé qu'il était bel et bien moins de 5h. Arg! Ce soir là, avoir écouté mon corps je me serais couchée à 8h. J'ai pris un autre bain (faut que je me rattrape!), sorti ma guitare et toffé la run.

Ce matin, le réveil m'a sortit du lit à 7h pile. Enfin.

22 janv. 2008

Retour - l'argent

Au Québec, y'a des taxes. Beaucoup de taxes. Et on les vois passer, contrairement à l'Europe où elles sont souvent intégrées au prix affiché. J'avais sympathiquement oublié cela.

En plus, au Québec il faut tipper. Déjà que j'aimais pas ça avant, là ça va être encore plus dur. Gênez vous pas pour me chicaner si je suis cheap!

21 janv. 2008

Retour - l'appartement

OH MY GOD!!

Comment je fais pour avoir autant de vêtements? Ça se peut pas que je les porte tous...

20 janv. 2008

Le mot de la fin

Ça fait déjà plus d'un mois que j'essaie de réflexioner sur les 9 mois de ma vie que je laisse en Europe. Mais j'ai beau retourner mes idées dans tous les sens possibles, je n'arrive pourtant pas à me faire de sens.

Certes, ce périple m'a éprouvé beaucoup plus que je ne le croyais. J'ai abordé le tout de manière tellement solitaire, tellement isolée, tellement personnelle, que j'ai dû surmonter mes propres pressions et émotions avec beaucoup plus d'aplomb que je ne l'avais prévu. J'ai moi-même placé des barrières dans mon chemin et je me suis encarcanée dans ma grande solitude. De ce fait, mon monologue intérieur incéssant s'est joué dans les échos de ma tête et je n'ai pas toujours perçu l'intérêt d'y inclure d'autres.

À la base, j'ai beaucoup de difficulté à définir les attentes que j'aurais pu avoir au début de mon voyage. De ce fait, certaines de mes frustrations ou déceptions me frappent à l'aveuglette et je n'arrive pas nécessairement à comprendre leur raison d'être. Celles-là, vous devrez me les extirper du nez en jouant subtilement au psychologue d'ici quelques mois. Pour les autres, voici ce que j'en comprend.

Mon séjour a commencé avec un été gris, frisquet et mouillé qui s'est accompagné d'un choc culturel empli d'amertume, de frustrations professionnelles et de tensions personnelles. J'ai beau connaître des français adorables et savoir qu'il ne faut pas généraliser, ma tolérance face aux commentaires arrogants de nature linguistiques et culturelles a atteint sa limite. Mon séjour hollandais a ensuite oscillé entre la réconciliation et la frustration, dépendant de l'attitude des étudiants français que je rencontrais ici. Avec chance, la très grande majorité d'entre eux étaient des choux!

Puis, mon automne s'est ensuivi avec une vie sociale trépidante, mais une énorme déception académique. La principale raison de cet échange était universaire: je venais chercher des connaissances, avec un intérêt prononcé vers l'Union européenne et les médias européens. Mes acquis sont quasi nuls de ce côté là et j'en suis plus que déçue. De plus, les Pays-Bas restent un pays très plat (dans les deux sens) et avoir à refaire ce choix, j'irais fort probablement dans un autre pays pour mon échange: pour la culture, l'éducation, le paysage, les gens et tout le reste.

Finalement, de ces choses qui ne me manqueront pas, je peux citer au niveau public l'omniprésence de la cigarette, du caca de chien dans la rue et du chien lui-même dans les lieux publics. Le temps gris, l'humidité paralysante et le froid glacial au niveau de la température, et l'horrifiant coût de la vie européen au niveau économique. Finalement, l'intolérance aux immigrants de toutes sortes qui se répand de plus en plus en Europe au niveau sécurité.

Voilà pour le bout emmerdant. Pour tout le reste, voyager reste un des moyens les plus rapides de forcer sa petite personne à l'inconfort, à la remise en question et à la découverte personnelle. Si mon voyage au Panama m'avait permis de former ma personnalité, ce voyage ci m'a permis de confirmer le tout. D'où toute sa richesse. Tous ces inconforts et ces frustrations m'ont permis de me recentrer, de m'aligner sur ce que je veux de ma vie. Et j'en suis bien heureuse!

Au niveau personnel, j'ai rencontré des gens splendides et j'ai partagé un bout de leur vie. Au niveau professionel, j'ai eu assez de pratique pour devenir une très bonne oratrice. Et d'un aspect purement ludique, j'ai amplement profité de ce voyage pour aller à la découverte de l'autre continent, alors qu'au total, j'ai passé 2 mois à voyager au cours de ce dernier semestre (preuve que l'école n'était pas très exigeante..). Pleins d'acquis, de souvenirs, de mémoires qui font de ce voyage quelque chose qui en a valu la peine.

Parmi ces choses qui m'ont manquées se trouvent ma guitare, mon lit et ses six oreillers , le cheval blanc et la bonne bière, le macaroni delisle, les bons hotdogs et hamburgers, le saint-hubert, le numéro 43 du viet et les sandwichs au porc vietnamiens à 2.50 dans le quartier chinois et la poutine. Mais malgré cet aspect bouffe de mes manques, la première chose que je vais faire va être de prendre un bain!

Maintenant, j'anticipe bien évidemment le retour. S'il est une chose que j'ai apprise, c'est qu'un voyage d'une telle ampleur ne se résumera jamais en deux phrases. Aussi, à moins que votre intérêt et mon temps concorde idylliquement, demandez moi plutôt si je suis contente d'être revenue. À cette question, je peux donner réponse franche et courte! Le reste des histoires viendront autour d'une bière, devant mon album photo ou tout simplement au cours des prochaines années.

Merci à:
maman, pour sa patience
Greg et Laurence, pour leur support constant
aux MNM, pour avoir été là quand il le fallait
à Pascal, pour ses conseils, son écoute et sa festivité
à marie-christine, pour ses photos quotidiennes
à Jules, pour son cadeau de noël à propos et réconfortant à souhait

19 janv. 2008

Helene en europe - quelques inédits

Avril













Mai











Juin










Juillet














A
oût











Septembre











Octobre














Novembre











Decembre











Janvier

17 janv. 2008

Ingerence politique

si mon premier billet sur l ingerence du gouvernement Harper dans les affaires de la Commission de la Securite nuclaire vous avait interesse, aller lire la suite de la saga ici.

En bref, apres que la presidente de la Commission se soit publiquement indigne des pressions que le gouvernement appliquait pour que les regles de securite nuclaire soient outrepasses, elle s est fait renvoyer mardi soir.

Vivement le depart de ce gouvernement.

Aventure douanière

Il est 3 heures du mat, j ai enfin fini par m endormir dans l autobus qui m amene a Berlin. L autobus arrete a la frontiere allemande, des douaniers montent et se mettent a collecter les passeports des voyageurs. En fait, ils cherchent de la drogue (c est quand meme un bus en provenance des Pays-Bas) mais ils verifient l identite des voyageurs aussi.

Et là, merde. Ou est mon passeport? Dans mon sac, que j ai laisse a La Haye. Le pire, c est que je me suis vraiment fait une reflexion comme quoi je n en aurai pas besoin. C est effectivement la premiere fois en europe qu on me demande mes papiers autrement qu a l aeroport. La suite de cette reflexion pre-depart s etait conclue par le fait que de toute facon, j ai mon permis de residence hollandais avec moi en permanence (c est une carte) et que ca devrait aller.

Apres quelques sueurs froides, c est effecivement alle. Mais le douanier m a demande si j avais renouvelle mon permis, qui arrive a echeance le 18 janvier.

Non, puisque je pars le 20. Et le doute de s installer mes amis. Martine s est apercue pendant notre court voyage en Italie que je crains beaucoup l autorite et que j haie etre prise en default... Et bien je me suis mise a avoir peur de pouvoir me voir refuser l entree en hollande a mon retour d allemagne, soit le 18! Avoir eu mon passeport, ce n aurait pas ete un probleme puisque j ai non seulement le droit d etre en europe, mais j ai aussi un visa francais jusqu en avril. Mais je n ai pas mon foutu passeport!

Aussi j ai opte pour la surete, j ai fait une reservation pour revenir en train(deux fois plus cher que le bus). Je n ai jamais eu de controle douanier en train alors je me croise les doigts. Sinon, j appelerai l ambassade, elle se trouve d ailleurs a Den Haag!

13 janv. 2008

Jour de l'an suisse

Arrivé en Suisse le soir précédent, nous partons vers Braunwald le lendemain midi pour notre jour de l'an suisse. Pour atteindre ce petit village dans les alpes, il faut prendre un train de montagne qui monte avec un angle de plus de 45 degrés dans les montagnes. Braunwald est un village où les voitures sont interdites. Il est constitué d'une centaine de petits chalets de montagne et ses rues ressemblent plus à des pistes de ski qu'à autre chose.

Une fois arrivés, il nous faut monter la nourriture pour la raclette du soir. Pour ce faire, nous utilisons des petites luges . Il s'agit effectivement du moyen de transport le plus utilisé: nous allons croiser lors de notre montée de 30 minutes des gens de tout âges qui descendent à toute vitesse sur les luges!

Ce qui est bien de la Suisse, c'est ça:
C'est là qu'on a passé notre Jour de l'An! Avec vue (le jour) sur les alpes! Minuit sonné, nous avons trinqué au champagne sous les multiples feux d'artifices maison des chalets voisins. Puis, nous sommes allés pour une folle - et sombre - descente en luge des pistes de ski avoisinantes... Vos pauvres québécois se sont royalement ridiculisés en tombant de multiples fois, au grand plaisir de nos hôtes suisses! De retour au chalet, c'était à notre tour de leur payer la traite. Au menu, tire sur la neige! J'ai jamais vu du monde tripper autant sur ça, je n'avais même pas le temps de le verser qu'ils avaient déjà la face dans la tire trop chaude!

Le pire, c'est que je n'étais pas meilleure en luge le lendemain quand on est retourné au train. La différence, c'est que je choissisais où j'allais me pêter la gueule!

Coupe, coupe, coupe

Après m'être construit une réputation de coiffeuse talentuée et gratuite pendant la session, j'ai eu mon top hier avec 3 coupes de cheveux masculines en 5 heures. Habituellement, je suis toujours satisfaite des résultats et de ma contribution à la beauté de ces hommes, mais hier j'ai gardé un drôle d'impression de ma dernière coupe. Je n'arrive pas à proprement être satisfaite... Y a t'il moyen de l'être avec un double longueuil?

 

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